Habana comme fer de lance

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Meilleur joueur de la planète en 2007 au sortir d'une victoire en Coupe du monde, Bryan Habana, à 26 ans, accompagne plus que jamais le règne des Springboks en passe de coiffer samedi, en Australie, leur première couronne dans le Tri Nations depuis 2004.

Meilleur joueur de la planète en 2007 au sortir d'une victoire en Coupe du monde, Bryan Habana, à 26 ans, accompagne plus que jamais le règne des Springboks en passe de coiffer samedi, en Australie, leur première couronne dans le Tri Nations depuis 2004. Un doublé, un de plus, face aux Wallabies le week-end dernier, à Perth, lors de la quatrième victoire consécutive (32-25) en autant de matches de Tri Nations des Springboks et Bryan Habana s'est rapproché un peu plus d'un statut de légende sur les tablettes du rugby sud-africain.A l'heure où tout un pays s'interroge sur la valeur de l'équipe de Peter De Villiers, irrésistible avec un bilan de six victoires pour une seule défaite en 2009, et que certains n'hésitent déjà plus à considérer comme la meilleure sélection de l'histoire, l'ailier star emprunte la même trajectoire vers une gloire éternelle. Avec désormais un total de 35 essais inscrits depuis la première de ses 52 capes sous le maillot nationale en 2001 à Londres, face à l'Angleterre, Habana tutoie désormais le record d'un certain Joost Van der Westhuizen, demi de mêlée de l'équipe sacrée championne du monde en 1995, à domicile, et icône du rugby sud-africain avec 38 réalisations en 89 sélections. A seulement 26 ans, le meilleur joueur de la planète en 2007, à l'issue d'une Coupe du monde qu'il éclaboussa de son extraordinaire talent de finisseur en égalant le record de Jonah Lomu avec huit essais inscrits au cours de la compétition, semble atteindre sa plénitude, à l'image de son équipe, qui n'a besoin que d'un point samedi, à Brisbane, pour empocher son troisième Tri Nations.Habana: "Contribuer à l'effort collectif"Formidable soliste de par son poste, son profil et ses exigences, Habana semble le meilleur coéquipier qui soit dès qu'il enfile le maillot frappé du springbok. Un Habana qui ne jure que par les Boks et entretient son objectif d'un second sacre mondial dans deux ans en Nouvelle-Zélande. "Mon rôle est juste de contribuer à l'effort collectif et j'ai à mes côtés des gars formidables pour me permettre d'inscrire ces essais. Je préférerai privilégier mon implication dans cette équipe pour les deux prochaines années, jusqu'en 2011. Nous avons des joueurs irremplaçables comme le capitaine le plus capé de l'histoire (John Smit), la meilleure paire de deuxièmes lignes dans le monde (Matfield-Botha) et le meilleur n°9." Un tableau dans lequel l'ailier ne dépareille certainement pas.

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr