Contentieux autour des oreillettes

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Alors que le Tour de France reprend du service après une journée de repos, la polémique autour de l'interdiction des oreillettes sur la 10e étape entre Limoges et Issoudun, ce mardi, fait rage. Certaines équipes protestent contre l'initiative.

Alors que le Tour de France reprend du service après une journée de repos, la polémique autour de l'interdiction des oreillettes sur la 10e étape entre Limoges et Issoudun, ce mardi, fait rage. A titre expérimental, les liaisons radio entre les coureurs et les directeurs sportifs seront interdites durant deux étapes de la Grande Boucle 2009 à savoir la 10e épreuve entre Limoges et Issoudun, ce mardi, et la 13e entre Vittel et Colmar, vendredi.ASO, société organisatrice du Tour de France, affirme ainsi sa volonté de revenir à une course plus spontanée. Déjà testée lors des championnats de France, l'expérience "sans oreillettes" a reçu l'accord de l'Union Cycliste Internationale le 19 juin dernier sans qu'aucune équipe du peloton n'émette alors de critiques.Pourtant une grande majorité d'entre elles se sont à présent liguées pour protester contre cette mesure. 14 équipes sur 20* ont signé une pétition adressée à l'UCI et Christian Prudhomme, directeur général du Tour de France, samedi. Johan Bruyneel, manager d'Astnana et figure de proue de cette rébellion, demande la suppression de cette initiative.Des sanctions contre les contrevenantsLundi, jour de repos, une réunion entre les organisateurs du Tour, et certains directeurs sportifs s'est soldée par un échec. La direction de course, soutenue par les autorités internationales, reste inflexible.Brandissant l'argument sécuritaire et l'intérêt technologique de l'oreillette, les équipes protestataires n'auront cependant pas le choix, ce lundi. En contrevenant au règlement, elles s'exposent à des sanctions allant de l'avertissement à la mise hors course et une amende allant de 100 à 10.000 francs suisses (70 euros à 7000 euros).Pourtant ces dernières entendent bien repartir au combat. Pour échapper au deuxième test lors de la 13e étape, elles ont proposé d'équiper seulement deux coureurs par formation ou bien de reporter l'expérience lors de la Vuelta, du Grand Prix de Plouay ou encore des championnats du Monde sans que l'UCI ne se soit pour le moment prononcé.*Parmi les équipes non signataires, on retrouve quatre formations françaises (Bouygues Telecom, Agritubel, Cofidis, Française des Jeux) et deux étrangères (Garmin, Skil).

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr