Clermont, la tête haute

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Pour la dixième fois de son histoire et la troisième fois consécutive, Clermont a échoué en finale du championnat de France. Battus par Perpignan (13-22) samedi au Stade de France, les Auvergnats ont eu du mal à digérer ce nouveau revers. Côté catalan, la joie était immense à l'image de celle de Jérôme Porical, grand artisan de la victoire de l'Usap.

Pour la dixième fois de son histoire et la troisième fois consécutive, Clermont a échoué en finale du championnat de France. Battus par Perpignan (13-22) samedi au Stade de France, les Auvergnats ont eu du mal à digérer ce nouveau revers. Côté catalan, la joie était immense à l'image de celle de Jérôme Porical, grand artisan de la victoire de l'Usap. Auteur de 14 points samedi au Stade de France (4 pénalité, une transformation), Jérôme Porical a grandement contribué au succès de Perpignan en finale du Top 14 aux dépens de Clermont (22-13). Conscient de l'importance de cette victoire, qui échappait à l'Usap depuis 1955, le jeune catalan insistait à l'issue du match sur l'importance de l'état d'esprit qui a animé ce groupe durant toute la saison: "On va pouvoir ramener ce Brennus à tous ces gens qui l'attendaient depuis si longtemps. C'est un grand moment dans notre vie. Déjà cette semaine, on était vraiment bien, on en parlait entre nous et on se disait qu'on allait la gagner. Dans ce groupe, on est vraiment une bande de potes et c'est ce qui est vraiment important dans le rugby. Quand il y a un groupe aussi fort qu'a pu l'être l'Usap cette saison, je crois qu'il ne peut rien arriver".Même confiance du côté de l'entraîneur-manager Jacques Brunel, qui a toujours cru en la victoire de ses troupes malgré la bonne première période des Clermontois: "Quand on passe la pénalité de 10-6, je me dis: « On ne peut plus le perdre ! » Je ne pensais pas qu'on allait retourner au bout de cinq ou dix minutes, mais dans le dernier quart d'heure comme souvent cette saison. Ça s'est produit beaucoup plus vite que prévu et à partir du moment où on avait renversé le score, on avait une telle confiance en nous qu'on ne pouvait plus perdre".Rougerie: "Tourner la page"S'ils reconnaissent la très belle performance de leurs adversaires, les Auvergnats ont évidemment du mal à encaisser cet échec, eux qui viennent de perdre leur troisième finale consécutive contre trois adversaires différents (Stade Francçais, Stade Toulousain et donc Usap). Malgré l'immense déception, le deuxième ligne Loïc Jacquet a tenu toutefois à relativiser au micro d'Europe 1: "C'est horrible. Perdre trois fois de suite, c'est vraiment catastrophique. Je ne souhaite à aucun joueur de vivre ça. Maintenant, c'est le sport. Comme a dit notre capitaine (Aurélien Rougerie), il y a des choses plus grave. Mais croyez moi, on reviendra plus fort".Une volonté de se tourner vers l'avenir partagée par son capitaine: "On a toute la soirée pour tourner la page, on va avoir de quoi discuter parce que je crois qu'on est assez frustré ce soir (samedi). On va tranquillement en parler, analyser parce que je crois que ça fait du bien d'en parler. Et puis on va repartir... C'est toujours difficile de se relever d'une défaite, quelle qu'elle soit. J'espère qu'on y arrivera un jour, heureusement l'espoir fait vivre. On va bien y arriver..." 54 ans après son dernier titre de champion de France et notamment deux finales perdues en 1998 et 2004, l'Usap a montré à sa victime du jour qu'il fallait toujours garder espoir.

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr