Violence conjugales : "Il faut accélérer nos formations, tant nous avons pris de retard"

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Guillaume Gouffier-Cha, député LREM du Val-de-Marne est co-rapporteur de la proposition de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales. 1:16
Guillaume Gouffier-Cha, député LREM du Val-de-Marne est co-rapporteur de la proposition de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales. © Thomas Samson / AFP
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Une proposition de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales est présentée mercredi à l’Assemblée Nationale. Si celle-ci comporte de nouvelles mesures répressives, son rapporteur, le député LREM du Val-de-Marne Guillaume Gouffier-Cha, a rappelé au micro d’Europe 1 qu’il devenait nécessaire d’améliorer la prise en charge des victimes.
INTERVIEW

Dans la foulée du Grenelle sur les violences conjugales, qui s’est clôturé le 25 novembre, une trentaine de députés LREM proposent un texte étudié mercredi en commission à l’Assemblée Nationale. Invité d’Europe 1, le co-rapporteur de la proposition de loi Guillaume Gouffier-Cha a fait état de son optimisme quant à une adoption rapide : "Il sera étudié et, je l’espère, adopté en séance avant la fin du mois."

Venu détailler certaines dispositions du texte, le député est notamment revenu sur les mesures de lutte contre le harcèlement, et l’interdiction de l’usage de la géolocalisation numérique sans consentement au sein du couple. La suspension de l’autorité parentale des personnes jugées pour homicide ou tentative d’homicide sur leur conjoint a également été mise sur la table. Rappelant que cette mesure avait déjà été ajoutée à l’arsenal législatif, Guillaume Gouffier-Cha a affirmé qu’il s’agissait d’étendre et de systématiser la suspension du droit d’hébergement et de visites aux enfants.

" Cela va encore nous mobiliser pendant quelques années "

"Nous avons adopté beaucoup de dispositifs législatifs […] Maintenant, l’important va être l’application de toutes ces mesures." Pour le député, l’enjeu est désormais d’améliorer la formation du personnel amené à prendre en charge les victimes de violences – magistrats, policiers, gendarmes et infirmiers –, une demande formulée à de nombreuses reprises par les associations. "Cela va encore nous mobiliser pendant quelques années, il faut accélérer ces formations tant nous avons pris de retard."

Europe 1
Par Antoine Cuny-Le Callet