Une cellule "alerte prévention" pour prévenir les suicides de policiers

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Alors que 28 policiers se sont suicidés depuis le début de l'année, le ministre de l'Intérieur va préciser lundi les contours de la cellule "alerte-prévention-suicide" qui sera installée dans le 12ème arrondissement de Paris. 

Depuis le début de l'année, 28 policiers ont mis fin à leurs jours en France. Pour endiguer ce phénomène, Christophe Castaner avait annoncé mi-avril la mise en place d'une cellule prévention suicide. Le ministre de l'Intérieur doit en présenter les contours lundi matin depuis l'antenne du ministère dans le 12ème arrondissement de Paris, qui doit accueillir cette cellule.

Une "cellule alerte prévention suicide"

Les suicides dans la police ne sont pas une "fatalité", avait assuré le ministre de l'Intérieur avant d'annoncer qu'il allait poursuivre le plan prévu par son prédécesseur Gérard Collomb. La cellule "alerte-prévention-suicide" pour la police nationale - pilotée par une membre de l'Inspection générale de l'administration (IGA), un officier de police et un professeur de psychiatrie -, aura pour mission de porter le plan d'actions. Elle sera également chargée de faire des propositions au ministre. Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, permettra de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues. 

>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

Un service de soutien psychologique qui existe déjà dans toute la France

Un dispositif de soutien qui existe déjà depuis les années 1990 : le Service de Soutien Psychologique Opérationnel (SSPO), composé de 89 psychologues cliniciens répartis dans toute la France. "Les policiers sont confrontés à des événements soudains, violents, qui peuvent générer un stress important", explique Nathalie Bascop, psychologue coordinateur pour la zone de défense Nord au micro d'Europe 1. Les psychologues mettent en place "des groupes d'intervention collective mais interviennent aussi à la demande personnelle d'un policier qui peut bénéficier d'entretiens individuels, ponctuels ou suivis avec un psychologue."

La psychologue précise que "chaque démarche est volontaire et consentie, et reste confidentielle." Sur l'année 2018, les 89 psychologues ont pu mettre en place 32.000 entretiens de soutien. Et concernant les actions post-traumatiques, il y a eu près de 2.900 prises en charge individuelles et collectives."

Europe 1
Par Jihane Bergaoui et Alain Acco, édité par Marthe Ronteix