Djamel C., 36 ans, était à la terrasse du bar La Belle Equipe , au soir du 13 novembre dernier. Quatre balles lui ont transpercé le corps. Amputé de sa jambe droite et paralysé du bras gauche, cet ancien entrepreneur vit désormais à l’hôtel des Invalides, où sont soignés les blessés de guerre.
Une grève de la faim à compter de lundi. Djamel ne se déplace plus qu'en fauteuil roulant et pourtant, il ne parvient toujours pas à faire reconnaître son handicap. A deux reprises, la maison départementale des personnes handicapées de Seine-Saint-Denis, son département d'origine, lui a refusé sa carte d'invalidité. Dimanche, il a annoncé dans Le Parisien son intention d'entamer dès lundi une grève de la faim, tant que son cas ne sera pas reconnu.
Son dossier réglé ? Djamel C. est particulièrement en colère contre le secrétariat d'Etat chargé de l'Aide aux victimes, chapeauté par Juliette Méadel. Au Parisien, la secrétaire d'Etat a soutenu le 24 juin que le dossier du trentenaire était réglé et son inscription actée. Pour l'empêcher de médiatiser son histoire, la directrice de cabinet a appelé personnellement Djamel C. vendredi soir. Cela n'a pas suffi à le convaincre. Sa grève de la faim a démarré.