Trotinettes et deux roues en libre-service : Bordeaux pose ses conditions

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Les trottinettes électriques seront soumises à une législation durcie à partir de septembre.
Les trottinettes électriques seront soumises à une législation durcie à partir de septembre. © Philippe HUGUEN / AFP
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La métropole de Bordeaux a adopté une charte que devront respecter les opérateurs souhaitant mettre en place des services de location en libre-service de trottinettes et de deux-roues.

Paiement d'une redevance annuelle, limitation du nombre de véhicules et respect de zones de stationnement : la métropole de Bordeaux a fixé vendredi ses conditions aux opérateurs souhaitant mettre en location libre-service trottinettes, vélos ou scooters. Les élus de Bordeaux Métropole ont adopté à l'unanimité une "charte d'engagement" que devront respecter les opérateurs, de manière à encourager "toutes les alternatives à l'automobile", a-t-on appris auprès de la Métropole.

Cette charte est "provisoire dans l'attente de l'adoption de la loi d'orientation des mobilités, actuellement en discussion au Parlement" qui fixera un nouveau cadre réglementaire pour l'exploitation de ce type de services, précise Bordeaux Métropole.

Les exploitants privés devront payer 30 euros par an par trottinette ou par vélo 

En vertu de cette charte, chaque commune concernée pourra accorder aux opérateurs une "autorisation d'occupation du territoire (AOT)", sous réserve "de trois exigences : le paiement d'une redevance annuelle, la limitation du nombre de véhicules et le respect des zones de stationnement", ont expliqué à la presse avant le conseil, le maire de Bordeaux Nicolas Florian et le président de Bordeaux Métropole, Patrick Bobet, tous deux successeurs d'Alain Juppé à la tête des deux collectivités.

Les exploitants privés, dont le nombre ne devrait pas excéder trois, selon Patrick Bobet, devront payer 30 euros par an par trottinette ou par vélo, et 50 euros par scooter. Chaque opérateur ne pourra pas exploiter plus de 600 vélos classiques, autant de vélos électriques, 200 scooters, et 100 trottinettes.

Les maires détermineront les espaces de stationnement

Il incombera aux maires de déterminer la zone et les espaces de stationnement "à charge pour les opérateurs de les respecter strictement sous peine d'être exclus", a averti le maire de Bordeaux Nicolas Florian. Pour les usagers qui ne respecteraient pas les emplacements de stationnement il n'est pas prévu de contravention, "pour l'instant", précise-t-on à la Métropole.

Les vélos, scooters ou trottinettes mis en libre-service dans l'agglomération bordelaise par des opérateurs privés sont utilisables via une application sur smartphone permettant de déverrouiller le véhicule. L'usager paie le service à la course ou par abonnement (jour-mois-année).

En octobre, la société Lime France avait suspendu à Bordeaux son service de trottinettes électriques en libre-service qu'elle avait installé sans entente préalable avec la ville, provoquant la colère de son maire d'alors, Alain Juppé. Celui-ci avait dénoncé les "tas de problèmes" liés à "l'explosion des trottinettes électriques" envahissant trottoirs et rues bordelaises.