TÉMOIGNAGE EUROPE 1 - Procès de Georges Tron : "Ça va être violent, mais je l'attendais depuis des années"

Virginie Ettel est l'une des deux accusatrices de Georges Tron, l'ancien maire Les Républicains de Draveil, dans l'Essonne.
Virginie Ettel est l'une des deux accusatrices de Georges Tron, l'ancien maire Les Républicains de Draveil, dans l'Essonne. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Guillaume Biet, édité par Thibaud Le Meneec , modifié à
Le procès pour viols en réunion de l'ancien secrétaire d'État et député-maire de Draveil s'ouvre mardi. L'une des deux co-plaignantes, Virginie Ettel, a choisi Europe 1 pour s'exprimer et se dit "déterminée à faire enfin entendre la justice".
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Retour devant les assises de Seine-Saint-Denis pour Georges Tron. Dix mois après le report de son procès, émaillé de multiples incidents d'audience, l'ancien secrétaire d'État et député-maire de Draveil doit de nouveau être jugé pour viols en réunion sur deux ex-employées municipales de la ville de l'Essonne, en compagnie de son ancienne adjointe à la Culture, Brigitte Gruel. Après avoir recueilli le témoignage d'Eva Loubrieu, Europe 1 vous propose de retrouver celui de l'autre plaignante, Virginie Ettel, avant le début de l'audience, mardi.

Elle veut "s'approprier" le procès. C'est une "épreuve" que s'apprête à vivre celle qui a accusé Georges Tron de viols en mai 2011. "Ça va être encore quelque chose qui va être difficile et violent mais je l'attendais, ce procès, ça fait des années qu'on l'attend", confie l'ancienne employée municipale, recrutée en septembre 2008 à la municipalité de Draveil. "Quand j'ai été entendue par le président l'année dernière, il a lu ma plainte, mais je n'ai pas eu l'occasion de m'exprimer avec mes mots après toutes ces années. Je n'ai pas eu l'impression de m'approprier le procès", dit-elle aujourd'hui.

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Plusieurs mois après le report, c'est surtout l'apaisement de l'audience que recherche maintenant Virginie Ettel : "Là, j'espère que ce sera dans un cadre différent, avec un déroulement serein, calme, et que chacun respecte la parole de l'autre, sans rire, sans crier."

Cinquante témoins, 9.000 pages dans le dossier. Alors qu'elle affirme avoir subi deux viols, en novembre 2009 et en janvier 2010, l'ancienne employée municipale, partie habiter dans le Sud de la France, espère qu'elle et sa co-plaignante, Eva Loubrieu, "soient reconnues victimes, parce que même si c'est parole contre parole, il y a quand même des faits et un dossier de plus de 9.000 pages". Il y aura une cinquantaine de témoins. Je suis déterminée à faire enfin entendre la justice."