SNCF : la grève des 6-7 juillet "décalée" aux yeux de la direction

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La direction de la SNCF critique les nouvelles journées de mobilisation prévues en juillet. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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"Faire grève pendant l'été alors qu'aucune décision ne sera prise, peut paraître décalé", estime sur Franceinfo le directeur général adjoint de la SNCF Mathias Vicherat.

L'appel à la grève des syndicats CGT Cheminots et SUD-Rail pour les 6 et 7 juillet, premier gros week-end de départs en vacances, "peut paraître décalé" alors qu'aucune décision ne sera prise pendant l'été, a estimé jeudi le directeur général adjoint de la SNCF Mathias Vicherat.

"Une phase d'entreprise et une phase de branche". Maintenant que la réforme de la SNCF a été votée au Parlement, "ce qui est devant nous, c'est une phase d'entreprise et une phase de branche" pour lesquelles les décisions ne seront pas prises avant six et 18 mois, a-t-il expliqué sur l'antenne de franceinfo. "Faire grève pendant l'été alors qu'aucune décision ne sera prise, peut paraître décalé", a-t-il déclaré, prenant l'engagement d'assurer un "haut niveau de service quoi qu'il advienne le 6 et le 7" juillet.

"A l'été, il n'y aura aucune décision". Formation, dialogue social, "on a devant nous des sujets importants", "fondamentaux", "évidemment qu'il y a encore des choses à discuter", mais "à l'été il n'y aura aucune décision", a-t-il insisté. Tandis que s'achève jeudi le dernier épisode de grève deux jours sur cinq contre la réforme ferroviaire entamé le 3 avril, CGT et Sud ont annoncé mardi un appel à la grève pour les 6 et 7 juillet. La CGT a indiqué que les dates de grève suivantes seraient annoncées au fur et à mesure et promis une "rentrée musclée" en septembre.

 

"Les problèmes ne sont pas réglés" à la SNCF, estime Philippe Martinez

La nouvelle grève des cheminots les 6 et 7 juillet est justifiée car "les problèmes ne sont pas réglés" à la SNCF malgré le vote de la réforme ferroviaire du gouvernement, a affirmé mercredi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Après trois mois d'un mouvement en pointillés, marqué par 18 épisodes de deux jours de grève, "les cheminots sont affaiblis" mais "le mécontentement est toujours là", a-t-il assuré sur RTL. "85% des problèmes que nous avons soulevés ne sont pas réglés", a estimé Philippe Martinez, évoquant en particulier le transport de marchandises, la future convention collective des cheminots et l'avenir des petites lignes ferroviaires.