Seine-Saint-Denis : la police des polices saisie au sujet d'une interpellation

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Selon le parquet de Bobigny, une enquête pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte.
Selon le parquet de Bobigny, une enquête pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte. © PATRICK KOVARIK / AFP
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Filmée par un témoin et des caméras de surveillance, une interpellation d'un homme par des policiers de Seine-Saint-Denis a déclenché l'ouverture d'une enquête, dimanche 11 août, exigée par le parquet de Bobigny. Celui-ci a aussi saisi l'IGPN, la police des polices pour violences présumées lors de l'interpellation. 

Le parquet de Bobigny a saisi l'IGPN, la police des polices, pour violences présumées lors de l'interpellation, filmée par un témoin, d'un jeune homme de vingt ans vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris dimanche 11 août auprès du parquet.

Une enquête a été ouverte pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien. Après l'interpellation, le jeune homme s'est vu prescrire trois jours d'ITT (incapacité totale de travail), selon le parquet.

Plusieurs coups au visage 

Cette intervention des policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI) a été captée par les caméras de surveillance de la ville et une vidéo amateur, selon une source judiciaire.

Les images montrent un homme en civil, qui serait un policier, asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé, selon une source proche de l'enquête.

Il s'agissait d'une intervention de policiers en civil dans une affaire de stupéfiants, a précisé à l'AFP une source policière.

Le jeune homme, initialement placé en garde à vue pour "trafic de drogues", selon une source judiciaire, a été entendu par les enquêteurs de l'IGPN et a déposé plainte pour violences contre les policiers. Sa garde à vue a été levée samedi 10 août, dans l'après-midi, a-t-elle ajouté.

Une autre arrestation suspecte 

La préfecture de police a confirmé à l'AFP que l'IGPN avait été saisie de cette affaire qui intervient au lendemain de l'annonce d'un autre cas d'interpellation ayant entraîné l'ouverture d'une enquête : celle d'une femme enceinte de deux mois qui a fait une fausse couche après une garde à vue mardi 6 août dans un commissariat parisien.

Ces affaires surviennent également dans la foulée de la mort de Steve Maia Caniço, jeune homme retrouvé mort après sa disparition la nuit d'une intervention controversée de la police pendant la Fête de la musique fin juin à Nantes.