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Sécheresse : les centres de lavage de voitures en péril

Au total, sept exploitants sont concernés. [© Benoît Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

En raison de la sécheresse, plusieurs stations de lavage auto ont dû fermer dans une partie de l'Essonne. Une décision qui ne concerne que sept établissements et que certains gérants jugent incohérente. Ils dénoncent de lourdes conséquences économiques et craignent pour la survie de leur activité.

La sécheresse et le faible niveau des rivières de l'Orge et de la Rémarde poussent la préfecture de l'Essonne à durcir les restrictions sur l'usage de l'eau. Parmi les mesures prises figure la fermeture de plusieurs stations de lavage automobile dans une partie du département.

Sept stations de lavage contraintes de fermer

Au total, sept exploitants sont concernés. Sur la RN20, malgré les barrières et l'arrêté préfectoral affiché à l'entrée de sa station, Steve Lyonnard voit encore des automobilistes s'arrêter avant de repartir.

"À Avrainville, à trois kilomètres, il y en a une qui est ouverte. Voilà encore un client perdu", regrette-t-il.

"Nous travaillons en circuit fermé"

Le gérant ne comprend pas pourquoi son établissement est concerné alors que d'autres, alimentés de la même manière, peuvent continuer à fonctionner.

"Sur 141 stations de lavage, nous ne sommes que sept à être fermées. Notre activité ne prélève pas directement dans les rivières : nous travaillons en circuit fermé. Nous achetons l'eau à Cœur d'Essonne, nous l'utilisons, elle repart ensuite dans le réseau avant d'être retraitée et réutilisée. Une station située à quatre kilomètres, qui dépend du même distributeur, reste pourtant ouverte", explique-t-il.

Pour lui, la mesure manque de cohérence et pénalise injustement certains professionnels.

Une activité en péril

Les conséquences économiques sont déjà très lourdes. "Je suis en train de tout perdre, douze ans de travail. Je n'ai plus aucune rentrée d'argent. Quand il faudra payer les impôts, les taxes ou le loyer, je ne pourrai pas. J'ai aussi deux employés étudiants que je vais devoir licencier", confie Steve Lyonnard.

L'arrêté préfectoral est prévu jusqu'au 31 octobre, mais le chef d'entreprise espère une levée anticipée des restrictions. Sans reprise rapide de son activité, il craint de devoir définitivement mettre la clé sous la porte.