Certains produits alimentaires vont nous coûter plus cher. L'indice des prix alimentaires de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation indique que les prix ont bondi de 1,9% en août et de 2,5% sur un an. En cause, l'effet conjugué de la chaleur exceptionnelle en Europe, le phénomène El Niño et la guerre en Ukraine. Une flambée éclaire qui pourrait bien se faire sentir jusque dans le porte-monnaie des consommateurs.
15% d'augmentation pour le cours du blé, 12% pour celui du sucre et des produits laitiers également touchés avec le prix du lait qui a bondi de 3%. Résultat, il pourrait y avoir des conséquences pour le portefeuille des consommateurs si la situation se poursuit, alerte l'expert grande consommation, Thomas Graffagnino.
"On risque d'avoir des prix qui vont être beaucoup plus élevés"
"On peut s'attendre à ce que l'indice continue à augmenter dans les mois qui viennent et que les impacts notamment en termes de sécheresse, d'inondations et d'impact sur l'agriculture se confirment. Dans un horizon de 3 à 4 mois, on va vraiment commencer à avoir potentiellement des impacts sur les prix en rayon. C'est sûr qu'on risque d'avoir des prix qui vont être beaucoup plus élevés".
Et les produits concernés vont notamment être ceux à base de sucre et de lait, les plus consommés au quotidien : "Ça va être assez large, des produits les plus simples : les pâtes, du sucre en poudre, jusqu'à des produits qui sont plus transformés comme la baguette, les sucreries, le chocolat".
Presque tous les autres indicateurs de l'huile de palme au riz, en passant par la volaille ont enregistré une augmentation sur le mois d'août.