Sangliers : le gouvernement va créer un comité de lutte contre les dégâts causés

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Le gouvernement veut mieux lutter contre les dégâts du sanglier. Image d'illustration.
Le gouvernement veut mieux lutter contre les dégâts du sanglier. Image d'illustration. © JEAN CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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La présidente de la FNSEA avait alerté jeudi sur la prolifération des sangliers dans les champs. 

Le gouvernement a annoncé lundi la création d'un comité de lutte contre les dégâts causés par du gibier et notamment des sangliers, quelques jours après les critiques de la présidente de la FNSEA Christiane Lambert.

Les préfets pourraient déclencher des battues administratives. "Un comité de lutte contre les dégâts de gibier sera installé le 6 septembre (jeudi) prochain", ont annoncé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, et le secrétaire d'État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, dans un communiqué conjoint. Ce comité "rassemblera les présidents de la FNSEA, de l'APCA (chambres d'agriculture), de la fédération nationale des chasseurs, de la fédération des forestiers privés et du CNPF (Centre national de la propriété forestière), de la propriété privée rurale, de l'ONF (Office national de forêts), des communes forestières (FNCOFOR) et de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) ainsi que les administrations nationales concernées", selon le gouvernement. Il sera chargé de définir les modalités opérationnelles et de faire des propositions complémentaires", indique-t-on de même source.

Parmi les mesures d'ores et déjà proposées figurent notamment la gestion des plans de chasse par les fédérations départementales de chasseurs et la possibilité pour le préfet, "en cas de défaillance" de leur part, de déclencher des battues administratives à la charge des fédérations.

Un niveau de dégâts "insupportable pour l'agriculture". "Aujourd'hui, 90% des dommages agricoles causés par le grand gibier (sanglier mais aussi cerf et chevreuil) aux cultures et forêts sont concentrés sur 15% du territoire national", indique le gouvernement, qui note que le niveau de ces dégâts "est devenu localement insupportable pour l'agriculture et la sécurité routière", en écho aux déclarations de Christiane Lambert, patronne de la FNSEA.

"(Il y a) 700.000 sangliers abattus (par an), mais il y en a quatre millions" sur le territoire, avait déclaré Christiane Lambert jeudi dernier, indiquant souhaiter "plus de chasseurs, moins de sangliers, moins de dégâts".