L'édition 2026 du Salon de l'agriculture est marquée par l'absence des bovins. En effet, en raison de l'épidémie de dermatose nodulaire et pour éviter toute prise de risque, l'organisation a pris une décision inédite depuis plus de 60 ans. Un changement majeur qui n'empêche pas aux visiteurs d'être au rendez-vous et solidaires des éleveurs.
Dans les allées du hall 1 du Salon de l'agriculture, il règne une drôle d'atmosphère. "C'est sûr que ça change. D'habitude, on ne voit que ça, des bovins", souligne une visiteuse. Cette édition 2026 est marquée par l'absence des vaches, une première depuis plus de 60 ans, conséquence de l'épidémie de dermatose nodulaire qui a entraîné l'abattage de nombreux troupeaux en France.
Mais cette absence permet à d'autres animaux de recevoir plus d'attention. La fille d'Inès, par exemple, est fascinée par deux moutons Bleus du Maine agités dans leur box.
"Féliciter et encourager leur travail au quotidien"
"On découvre un peu plus les autres animaux que l'on voit peut-être moins parce qu'on est focalisé sur les bovins. On va voir les moutons, il y a des chevaux et j'espère qu'il va y avoir des lapins", témoigne-t-elle.
Noémie, elle, a trouvé ses favoris : "les poussins ! Ils sont mignons, mais quand ils sont grands, ils sont moins mignons. Je voudrais que cela reste des poussins tout le temps", sourit-elle.
Un peu plus loin dans les allées, Jérémy échange avec les quelques éleveurs de bovins présents sans leurs vaches. Une manière à lui de les soutenir. "Ils sont quand même en souffrance depuis pas mal d'années maintenant. C'est aussi pour féliciter en même temps et encourager le travail qui est fait au quotidien dans toute la France, par tous nos agriculteurs", rappelle-t-il.
À défaut d'être présente physiquement, Biguine, la vache Brahman égérie de l'édition 2026, est représentée par un hologramme.