Emmanuel Macron a inauguré ce samedi l'avant-dernier salon de sa présidence. Une édition inédite, pour la première fois, sans vache. Mais Porte de Versailles, les politiques, eux, sont bien là. Dans les allées, la bataille d'après. À un mois des municipales et à un peu plus d'un an de la présidentielle de 2027, la plus grande ferme de France est plus que jamais une scène politique majeure.
C'est une vitrine agricole, mais aussi un baromètre politique. Tous les camps se montrent au Salon de l'Agriculture cette année, pour exister mais aussi pour tester leur accueil. Le chef de file de Renaissance, Gabriel Attal, est par exemple attendu ce dimanche.
Plusieurs passages pour Sébastien Lecornu
Tout comme la vice-présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, était sur place dès samedi. Marion Maréchal est, elle, annoncée ce lundi dans les allées de la Porte de Versailles.
Chez Les Républicains, Bruno Retailleau de son côté devrait profiter du Salon pour avancer ses pions. Candidat déclaré à l'élection présidentielle, il pourrait détailler son programme agricole.
Quant à Sébastien Lecornu, il entend imprimer son style. Première participation comme locataire de Matignon, pas de visite fleuve, mais plusieurs passages pendant les dix jours. L'objectif du Premier ministre est de renouer le dialogue, alors que la loi d'urgence agricole se fait attendre.
Le texte promis après la crise de janvier devrait être présenté prochainement en Conseil des ministres. Il ne sera examiné au Sénat qu'en juin, et à l'Assemblée nationale pas avant juillet. Un calendrier encore fragile.