Intempéries - Pascale est privée d'eau et d’électricité : "Pour la douche, on ira dans la famille, chez des amis..."

  • A
  • A
2:20
© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Partagez sur :
Quelque 33.000 foyers sont toujours privés d’électricité, conséquences des fortes chutes de neige qui ont touché le sud-est depuis jeudi. Privée de courant, mais aussi d'eau depuis dimanche, Pascale Luciez, assistante maternelle à Glun (Ardèche) vit cela avec philosophie. "On va se débrouiller", témoigne-t-elle lundi sur Europe 1.
TÉMOIGNAGE

2.200 agents d'Enedis s'affairent toujours dans la Drôme, l'Isère, l'Ardèche, la Loire et le Rhône, où des zones restent privées d’électricités depuis jeudi, après un fort épisode neigeux. Si 90% des foyers ont pu retrouver le courant, selon le dernier bulletin du gestionnaire de réseau d’électricité, 33.000 habitations restent plongées dans le noir. Comme celle de Pascale Luciez, une assistante maternelle de Glun. Et pour ne rien arranger, cette Ardéchoise est aussi privée d'eau depuis dimanche.

Place au système D

"On va se débrouiller", témoigne-t-elle sur Europe 1 lundi. Pascale Luciez va se rabattre sur la consommation de packs d'eau, en plus d'opter pour le système D. "Pour la douche, on ira dans la famille, chez des amis", explique la Glunoise. Mais dans son malheur, elle estime avoir "la chance d'avoir une cheminée" pour se réchauffer. L'Ardéchoise va donc "rester dans la pièce principale" pour bénéficier de la chaleur de l’âtre. Malgré ces conditions difficiles, cette assistante maternelle accueillera tout de même les trois enfants qu'elle a l'habitude de garder. "J'en ai deux dans le village qui sont dans le même cas que nous", tempère-t-elle, "de toute façon ce serait pareil chez eux".

Depuis jeudi, Pascale Luciez vit au rythme des informations d'Enedis, pas toujours "exactes". "Ils repoussent de demi-journée en demi-journée le retour de l’électricité", commente-t-elle. Le gestionnaire de réseau d’électricité reconnait qu'il est "difficile de communiquer une fin de crise". Selon les dernières informations transmises à l'assistante maternelle, "il n'y aura rien avant lundi". "Cela risque d'être un peu long", soupire tout de même Pascale Luciez, impatiente de retrouver des conditions de vie un peu plus normales.

Europe 1
Par Cédric Chasseur