Propos de Zemmour sur l'immigration et l'islam : le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une enquête

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Eric Zemmour condamnation racisme incitation à la haine
Le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une enquête après les propos d'Eric Zemmour ayant visé l'immigration et l'islam. © AFP
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Le parquet de Paris a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête, pour "injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence", après des propos du polémiste Eric Zemmour ayant visé l'immigration et l'islam.

Le parquet de Paris a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête, pour "injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence", après des propos du polémiste Eric Zemmour ayant visé l'immigration et l'islam.

Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Dans ce discours, prononcé lors de la "Convention de la droite", Eric Zemmour s'en était pris samedi, entre autres, aux immigrés "colonisateurs" et à "l'islamisation de la rue". Il a également cité l'écrivain Renaud Camus, théoricien du "grand remplacement". 

"400 saisines" du CSA 

Le discours du polémiste durant "la Convention de la droite" a été diffusé en direct par la chaîne d'informations LCI. Le CSA a indiqué avoir reçu "plus de 400 saisines" liées à cette diffusion. La chaîne a reconnu "une erreur d'appréciation". "La diffusion du discours dans l'état n'était pas le format approprié pour notre chaîne" a indiqué dimanche dans un communiqué la direction du groupe TF1. "Il y a bien eu contradiction et déconstruction des propos d'Éric Zemmour, mais c'était après-coup".

Eric Zemmour a été définitivement condamné pour provocation à la haine raciale le 17 septembre dernier, après le rejet de son pourvoi en cassation. Le polémiste a été condamné à verser 3.000 euros d'amende.

Il avait déjà été condamné en 2011 après avoir déclaré à la télévision que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait."

 

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP