Procès des "écoutes" : l'un des ultimes recours de Sarkozy rejeté en cassation

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L'ex-chef de l'État et son avocat historique Thierry Herzog sont soupçonnés d'avoir tenté d'obtenir auprès d'un membre de la Cour de cassation des informations secrètes en marge de l'affaire Bettencourt. (Photo d'archives)
L'ex-chef de l'État et son avocat historique Thierry Herzog sont soupçonnés d'avoir tenté d'obtenir auprès d'un membre de la Cour de cassation des informations secrètes en marge de l'affaire Bettencourt. (Photo d'archives) © Philippe LOPEZ / AFP
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L'ex-chef de l'État et son avocat historique Thierry Herzog sont soupçonnés d'avoir tenté d'obtenir des informations secrètes en marge de l'affaire Bettencourt. 

La Cour de cassation a rejeté mardi l'un des ultimes recours de Nicolas Sarkozy pour s'opposer à son renvoi devant le tribunal correctionnel dans l'affaire de corruption présumée d'un haut magistrat révélée par des écoutes téléphoniques. L'ex-chef de l'État et son avocat historique Thierry Herzog sont soupçonnés d'avoir, début 2014, tenté d'obtenir auprès d'un membre de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations secrètes en marge de l'affaire Bettencourt - soldée en 2013 par un non-lieu pour Nicolas Sarkozy - en échange d'un coup de pouce pour un poste prestigieux à Monaco, qu'il n'obtiendra finalement jamais.

Un ultime recours pour Nicolas Sarkozy 

Au terme de leur instruction, émaillée de nombreux recours, les juges avaient ordonné le 26 mars 2018 un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre les trois hommes, conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF) en octobre 2017. Tous trois avaient déposé des recours devant la cour d'appel de Paris, tant contre le réquisitoire du parquet que contre la décision des juges de les renvoyer en correctionnelle. En vain. Ils s'étaient alors pourvus en cassation. Mardi, la haute juridiction a rejeté les pourvois de Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog visant le réquisitoire du PNF.

La tenue d'un procès est désormais suspendue à un ultime arrêt de la Cour, qui concernera cette fois un recours contre l'ordonnance des juges de 2018. Une décision défavorable à Nicolas Sarkozy scellerait son renvoi en correctionnelle, une première pour l'ancien président, par ailleurs menacé par l'affaire Bygmalion.