"On va capter du CO2 et ça va créer de la biodiversité" : naissance d’une nouvelle forêt dans le Val d’Oise

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Lundi, à Méry-sur-Oise, sera planté un érable. Il s’agit du premier arbore d’une nouvelle forêt qui en comptera au final plus d’un million, sur la plaine de Pierrelaye-Bessancourt, dans le Val d’Oise. Le tout sur des sols rendus non cultivables par des décennies d’épandage.
REPORTAGE

"C’est quoi ces arbres, là ? On dirait des peupliers là, eh ben ils vont les planter là". Depuis une dizaine de jours, Jules voit défiler devant sa maison des camions remplis de pousses d’arbres. Jules habite à Méry-sur-Oise, où doit être symboliquement planté, lundi, le premier arbre, - un érable - d’une toute nouvelle forêt. Elle sera située sur la plaine de Pierrelaye-Bessancourt, et s’étendra au final sur 1.350 hectares, répartis sur sept communes du Val d’Oise. La région n’a pas été choisie au hasard : ses sols, en partie pollués par les épandages du siècle dernier, ne peuvent plus être cultivés.

"On a des lapins, peut-être que demain il y aura des écureuils"

"Chênes, charmes, quelques bouleaux, des merisiers, des arbres locaux...", énumère Bernard Tailly, en charge du projet en sa qualité de président du syndicat mixte d'aménagement de la plaine de Pierrelaye-Bessancourt. Au final, ce sont plus d’un million d’arbres qui vont recouvrir ces vastes plaines du Val d’Oise.

"Cette forêt va participer à la qualité de la ceinture verte de l'Ile-de-France. On va capter du CO2, c’est particulièrement d’actualité, et ça va évidemment créer de la biodiversité pour le secteur", se félicite celui qui est aussi maire de Frépillon. "On a des lapins, peut-être que demain, il y aura d’autres choses, des écureuils par exemple."

"Réhabiliter le site"

La forêt a également pour objectif de donner une nouvelle vie à ces terrains pollués par des décennies d’épandages. "C’était une façon de réutiliser ces sols, de réhabiliter le site, le conserver en espace naturel sur la ceinture verte de l’Ile-de-France", confirme Bernard Tailly. Mais pour cela, il faudra être patient : 5 à 10 ans avant que tous les arbres ne soient plantés, et 30 à 50 ans pour que la forêt n’arrive à maturité.

Europe 1
Par Nicolas Feldmann, édité par Rémi Duchemin