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«On les attrape et on ne fait rien» : à Cannes, des habitants indignés par les débordements qui ont suivi la victoire du PSG

Giulia Morici / NurPhoto / NurPhoto via AFP [Giulia Morici / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Des heurts et des casses ont été constatés partout en France après le deuxième sacre du Paris Saint-Germain samedi soir en Ligue des champions. À Cannes, 7 personnes au total ont été placées en garde à vue samedi soir.

Un back-to-back historique pour le PSG en Ligue des Champions, mais au prix d'un revers sécuritaire. Des casses, des pillages et des violences ont secoué la capitale dans la nuit suivant la victoire du club, et les débordements ne se sont pas limités à Paris.

Au total, plus de 890 interpellations ont été recensées à l'échelle nationale ce week-end, soit une hausse de plus de 45 % par rapport à 2025. Selon les chiffres communiqués par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, on déplore un mort, 219 blessés, dont 8 dans un état grave. Cannes n'a pas été épargnée : sept personnes y ont été placées en garde à vue dans la nuit de samedi.

"C'est une honte, on ne fait rien"

Sur la croisette autour de la gare, 300 à 400 individus, souvent très jeunes, ont dégradé du mobilier urbain, retourné une voiture, ou encore jeté des pierres en direction des policiers. 

Des actes inadmissibles pour de nombreux Cannois qu'Europe 1 a rencontré dans le centre-ville. "Le sport c'est la violence", fustige une passante. Un autre constate avec amertume : "C'est une honte, on ne fait rien. On les attrape, on ne fait rien. Deux heures après, ils sont sortis. Il n'y a plus de place en prison".

Des propositions concrètes

Le maire de Cannes David Lisnard est lui aussi très en colère. "Il n'y avait aucune force de police mobile nationale. Ça, c'est la réalité dans toutes les Alpes-Maritimes. Il faut mieux anticiper, parce que ce n'était pas assez anticipé", souligne-t-il.

Et pour le maire Nouvelle Énergie de Cannes, il faut l'exécution réelle de peine de prison et revoir le cadre social : "Tout de suite, on tape au portefeuille. Et indépendamment des procédures pénales, la possibilité administrative de faire payer un forfait de réparation tout de suite et pour ceux qui ne sont pas solvables, de supprimer les aides sociales. Et jusqu'à l'expulsion des logements sociaux".

"Et puis, il faut couper le robinet migratoire, les délinquants qu'on a interpellés, il y a une surreprésentation de l'immigration récente. Beaucoup d'immigrés, eux-mêmes, nous disent 'mais vous avez raison, il faut fermer les robinets'", conclut-il.