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Violences après la victoire du PSG en Ligue des champions : Laurent Nuñez accusé de minimiser les incidents

Au lendemain d’une nouvelle nuit de violences après le sacre du PSG en Ligue des champions, Laurent Nunez a dressé un lourd bilan sécuritaire : un mort, 219 blessés et 780 interpellations. [Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Au lendemain d’une nouvelle nuit de violences après le sacre du PSG en Ligue des champions, Laurent Nuñez a dressé un lourd bilan sécuritaire : un mort, 219 blessés et 780 interpellations. Mais ses propos sur une situation "globalement sous contrôle" ont suscité la colère d’une large partie de la classe politique. 

Au lendemain d’une nouvelle nuit de violences après la victoire du PSG en Ligue des champions, Laurent Nuñez a dressé le bilan sécuritaire de la nuit de samedi à dimanche : un mort, 219 blessés et 780 interpellations. Des chiffres qui n’ont pas empêché le ministre de l’Intérieur d’affirmer que "la situation était globalement sous contrôle" ou encore que "la France est un grand pays de gestion de l’ordre public". 

Une sortie qui n’a pas franchement contribué à calmer la colère d’une large partie de la classe politique. En effet, Laurent Nuñez a été accusé de minimiser les graves incidents survenus dans la capitale. Un ministre pourtant "humilié" par ces scènes d’émeutes, selon l’eurodéputée Marion Maréchal, qui l’invite dans le même temps à démissionner pour "sauver son honneur". 

"Les Français n’en peuvent plus de ces scènes de chaos"

Sans nommer directement le gouvernement, Jordan Bardella en appelle, lui, au rétablissement de l’autorité de l’État. Marine Le Pen a déclaré, de son côté, partager le désarroi de la population. "Les Français n’en peuvent plus de ces scènes de chaos qui se multiplient au moindre prétexte, et ce, malgré un dispositif de sécurité hors norme", a réagi la patronne des députés RN

Chez Les Républicains, Bruno Retailleau a plaidé pour la mise en place de la reconnaissance faciale afin d’identifier les émeutiers, ainsi que pour le rétablissement d’une responsabilité financière pour les casseurs. L’ancien ministre de l’Intérieur pointe également du doigt les désordres migratoires, qui alimentent selon lui le délitement du rapport à la loi et l’affaiblissement du pacte républicain. 

Une critique à peine voilée contre Emmanuel Macron. Le chef de l’État a vivement condamné les violences dimanche à l’Élysée, mais refuse de lier le phénomène des violences urbaines à la question de l’immigration.