Obsèques de Sophie Lionnet, jeune fille au pair tuée à Londres

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Catherine Devallonne 1280
La mère de Sophie Lionnet était entourée de son fils et de son autre filles mercredi. © BERTRAND GUAY / AFP
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Les funérailles de Sophie Lionnet, jeune fille au pair tuée par ses employeurs à Londres, ont eu lieu mercredi dans l'Yonne en présence de 150 personnes. 

Une famille "soudée", des amis et connaissances, une fleur blanche à la main : environ 150 personnes s'étaient rassemblées mercredi après-midi, dans la cathédrale Saint-Etienne de Sens, dans l'Yonne, pour les obsèques de Sophie Lionnet, jeune fille au pair de 21 ans, tuée par ses employeurs à Londres. "Il fallait que je sois là, pour les soutenir. La famille est soudée", a déclaré avant la cérémonie Lucie Vandensteen, 34 ans, une cousine de la maman de Sophie Lionnet venue du Nord. "On voyait (Sophie) une ou deux fois par an. Quand elle a dit qu'elle voulait aller en Angleterre j'avais trouvé ça génial."

Elle avait vécu dans l'Yonne. La jeune fille originaire de Troyes, dans l'Aube, avait aussi vécu dans l'Yonne, où sa mère réside toujours. Sur le parvis de la cathédrale de Sens, le cercueil est arrivé vers 16h, peu avant le début de la cérémonie. "On vit un cauchemar. On a toujours été très proches avec mon frère", raconte un peu plus loin l'oncle paternel de la jeune fille, Gérard Lionnet, 57 ans, qui vit près de Troyes. "On gardait Sophie presque un week-end sur deux pendant les vacances", se souvient-il.

Ses employeurs reconnus coupables. Le cadavre calciné de Sophie Lionnet avait été retrouvé le 20 septembre 2017 dans le jardin d'une propriété du sud-ouest de la capitale britannique, présentant de multiples fractures, aux côtes, au sternum ou à la mâchoire. Mais en raison de l'état du corps, la cause exacte de la mort n'a pas pu être déterminée. Ses employeurs, Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 35 ans, deux Français, avaient été arrêtés dans la foulée, puis jugés à partir du 19 mars devant la cour criminelle de l'Old Bailey à Londres. Tous deux plaidaient non coupable de l'accusation de meurtre, évoquant un accident.  Le 24 mai, ils ont été reconnus coupables du meurtre de la jeune Française mais ne connaîtront leurs peines que le 26 juin.