Mort d'une octogénaire juive dans un incendie : un deuxième homme en garde à vue

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Un deuxième homme a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une octogénaire de confession juive dans son appartement parisien. 

Un deuxième homme a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête pour meurtre après la découverte vendredi du corps d'une octogénaire de confession juive dans l'incendie de son appartement à Paris, a indiqué lundi une source policière.

Deux départs de feu. "Un deuxième homme a été placé en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi", selon une source policière qui n'a pas donné davantage de détails. Vendredi, les premières constatations suite à un incendie meurtrier survenu vers 18h30 dans le 11ème arrondissement de Paris ont conduit les policiers à s'orienter rapidement vers une piste criminelle. Deux départs de feu avaient été constatés par les secours dans l'appartement où la victime âgée de 85 ans vivait seule.

Un mobile encore inconnu. Le lendemain, les enquêteurs ont placé en garde à vue un suspect, né en 1989, selon une source judiciaire. Selon une source proche du dossier, une première autopsie a permis de révéler l'existence de traces de coups de couteau sur le corps de la victime. Le mobile du meurtre reste pour l'heure inconnu. Interrogé dimanche, le parquet de Paris "n'écarte aucune hypothèse". 

Une rescapée de la Rafle du Vel d'Hiv'. Cette femme, Mireille K., était "de confession juive", a souligné dimanche soir dans un communiqué le Service de protection de la communauté juive (SPCJ). C'était "une rescapée de la rafle du Vel d'Hiv" en juillet 1942, a précisé sur sa page Facebook le député UDI Meyer Habib, après s'être entretenu avec l'un des fils de la victime.

La piste antisémite n'est pas "écartée". "L'enquête fait état d'éléments ne relevant pas d'un caractère antisémite, toutefois cette piste n'est pas écartée à date et doit être encore approfondie", a indiqué le SPCJ, le service de sécurité communautaire, qui oeuvre en lien étroit avec la police.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), instance de représentation politique de la communauté juive organisée, "attend des autorités la plus totale transparence dans l'enquête en cours afin que les motifs de ce crime barbare soient connus de tous le plus rapidement possible", a-t-il souligné dans un communiqué. Le deuxième district de police judiciaire (DPJ) est saisie de l'enquête.