Suite à la mort de Quentin à Lyon, la question de la dissolution de La Jeune Garde refait surface. Soutenu par La France insoumise, le groupuscule d'extrême-gauche ultra-violent est au cœur des débats politiques. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, est revenu sur cette situation.
À l'heure où Quentin était tué à Lyon, le Conseil d'État ne s'était pas encore prononcé sur la dissolution définitive de La Jeune Garde, un collectif antifasciste bénéficiant du soutien affiché de La France insoumise. L'enquête devra déterminer une éventuelle implication du mouvement, connu pour revendiquer des actions contre "l'extrême droite" et déjà visé par plusieurs plaintes et condamnations pour violences aggravées.
Deux jours avant l'agression mortelle, le groupe des députés LFI publiait un communiqué, toujours en ligne, demandant sans détour l'abandon de la procédure de dissolution engagée par le gouvernement. Le collectif y était jugé "essentiel" dans sa mission de lutte contre "l'extrême droite, les groupes fascistes et néonazis", un positionnement perçu par ses détracteurs comme une légitimation de la violence politique.
Eric Coquerel refuse tout raccourci entre la Jeune Garde et la mort de Quentin
Invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1/CNews/Les Echos, Éric Coquerel a tenu à prendre ses distances. "La Jeune Garde, en tant que groupe dissous, n'est pas le groupe qui a agi à Lyon. Il y aura une enquête", a-t-il affirmé, estimant que ce mouvement n'a pas, par le passé, pratiqué des violences de ce type, "où on s'acharne sur un homme à terre".
Le député refuse ainsi tout raccourci entre La Jeune Garde et les faits survenus à Lyon. Selon lui, il s'agirait d’une confrontation entre deux groupes opposés, ayant dégénéré en une violence qu'il qualifie d'"encore plus inqualifiable". "S'en prendre à un homme seul à terre, au risque de le tuer, je le condamne doublement", a-t-il ajouté, appelant à laisser l'enquête établir précisément les responsabilités.