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Mort de Quentin : «Ce décès est une tragédie pour notre nation», déclare le maire de Lyon, Grégory Doucet

Grégory Doucet, maire de Lyon, a réagi à la mort de Quentin, ce jeune homme lynché en marge d'une conférence de Rima Hassan jeudi soir. L'édile assure par ailleurs que les services de la préfecture n'ont pas sollicité la ville comme cela peut être le cas en cas de possibles troubles à l'ordre public. 

Il a fini par succomber à la violence inouïe dont il a été victime. Quentin est mort, a annoncé le parquet samedi soir. Jeudi, en marge d'une conférence de Rima Hassan, le jeune homme de 23 ans est lynché. Celui qui assurait semble-t-il la sécurité d'un rassemblement du Collectif Némésis contre la venue de Rima Hassan à l'IEP local, pourrait être tombé sous les coups de La Jeune Garde, ce groupuscule d'extrême-gauche connu pour sa violence fondé par Raphaël Arnault, député LFI. C'est ce qu'affirmait vendredi Alice Cordier, présidente du mouvement, au micro d'Eliot Deval et vous.

"L'enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances", a précisé de son côté le parquet dans le même communiqué qui annonce la mort du jeune homme.

"Faire démocratie ne doit jamais se faire dans la violence"

Un décès qui a provoqué de nombreuses réactions politiques, et notamment celle de Grégory Doucet, maire de Lyon. "Ce décès est une tragédie pour notre nation, pour la ville de Lyon", a déclaré l'élu EELV dans Europe 1 Matin Week-end. "On ne doit pas dans notre pays mourir parce qu'on a des oppositions politiques, des divergences politiques. Rien ne peut justifier cette violence. Et je crois que le décès de Quentin, d'abord, doit nous inciter au recueillement et à la solidarité avec toute la famille, et bien évidemment à nous rappeler que faire démocratie, c'est parfois se confronter, confronter nos idées, mais jamais cela ne doit se faire dans la violence."

Pas de "risque de trouble à l'ordre public" anticipé par la préfecture

Le maire de Lyon, dont la ville a fait par ailleurs la Une de l'actualité avec les affaires Théo et Ethan, deux jeunes passés à tabac par des bandes, réitère sa volonté de coopération avec les forces de l'ordre. "Nous mettrons à disposition tous les moyens que nous avons à la ville, y compris bien évidemment les images de vidéosurveillance."

Quant à savoir si des mesures de sécurité avaient été prises pour la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, l'édile assure que "les services de la préfecture" n'ont pas sollicité la ville comme cela peut être le cas "lorsqu'il y a un risque de trouble à l'ordre public".