Un jeune militant nationaliste se trouve entre la vie et la mort après avoir été violemment agressé jeudi soir à Lyon, en marge d’une conférence de Rima Hassan à l’IEP. Le collectif Némésis accuse La Jeune Garde d’être à l’origine des faits. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette agression.
Un jeune nationaliste entre la vie et la mort. L’homme a été passé à tabac jeudi soir, en marge d’une conférence donnée par Rima Hassan à l’IEP de Lyon. Selon le collectif Némésis, il s’agit d’un membre du service d’ordre du mouvement qui a été frappé dans une rue éloignée.
Le collectif accuse La Jeune Garde d’être à l’origine de l’agression, un groupuscule d’ultragauche fondé par le député LFI Raphaël Arnault. En attendant les conclusions de l’enquête, ce n’est pas un hasard si ces faits se sont produits à Lyon.
Au moins neuf actions violentes dans la région lyonnaise
La capitale des Gaules est considérée comme le bastion de La Jeune Garde. Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, Lyon est un terrain d’affrontement entre mouvances d’ultragauche et d’ultradroite. Des agressions et des passages à tabac sont régulièrement constatés, dont l’origine est souvent imputée au groupuscule.
Le mouvement antifasciste est soupçonné d’avoir mené, au printemps dernier, au moins neuf actions violentes dans la région lyonnaise. "Ces militants d’ultragauche patrouillent dans les rues à la recherche d’opposants idéologiques", constatait alors une source du renseignement.
Une centaine de membres et de sympathisants
La Jeune Garde a été créée par le député insoumis Raphaël Arnault. Au total, une centaine de membres et de sympathisants composeraient ses rangs. Le groupuscule avait été dissous en juin dernier en Conseil des ministres, le même jour que le groupe d’extrême-droite Lyon populaire.
Mais La Jeune Garde a déposé le mois dernier un référé-suspension devant le Conseil d’État. Le dossier devait être examiné mercredi par la justice administrative, mais l’audience a été reportée.
Le groupe LFI à l’Assemblée nationale a apporté son soutien à La Jeune Garde, vingt-quatre heures avant l’agression du membre du service d’ordre de Némésis.