Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Mort de Quentin : pointés du doigt, les Insoumis font bloc

Mort de Quentin : pointés du doigt, les Insoumis font bloc [Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Depuis le meurtre de Quentin Deranque, La France insoumise est ciblée par la quasi-totalité de la classe politique pour ses liens de proximité avec la Jeune Garde, et ses discours jugés ambigus sur le recours à la violence en politique. Face à ces mises en cause, les Insoumis nient en bloc toute implication dans la mort du jeune homme.

Quentin, Lyonnais de 23 ans, a été lynché par l'ultra-gauche en marge d'une manifestation le 12 février, et est décédé deux jours plus tard de ses blessures. Une mort imputée à certains membres de La France insoumise, qui nie en bloc les accusations à son encontre.

"La non-violence est un choix fondamental"

Le discours est rôdé depuis près d’une semaine, et est répété en boucle par les cadres insoumis : non, pour Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise ne cautionne pas la violence.

"J'ai dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence. J'ai dit autant de fois que la non-violence était un choix fondamental (...) car la violence rabougrit nos mouvements", a-t-il déclaré.

Un discours qui vient contredire ce que Jean-Luc Mélenchon lui-même affirmait il y a quelques mois, lorsqu’il vantait le mode d’action de la Jeune Garde, groupuscule alors présenté comme étant composé de "jeunes camarades".

"Transformer le débat politique en une forme de guerre civile"

Mais qu’importe, La France insoumise serait victime d’une tentative d’instrumentalisation venue de l’extrême droite, selon Manuel Bompard.

"Vous avez aujourd'hui une partie du spectre politique, sur la base d'accusations mensongères visant à impliquer LFI, qui cherche à faire dégénérer la situation. Elle veut transformer le débat politique de notre pays en une forme de guerre civile", a-t-il dénoncé.

Les élus insoumis rappellent enfin en bloc le contexte lyonnais, marqué depuis plusieurs années par des affrontements entre identitaires et antifas. Comme une tentative de nier leur éventuelle responsabilité politique, et ce, alors que la mort du jeune Quentin risque à nouveau de ternir l’image du parti de Jean-Luc Mélenchon.