Mobilisés depuis deux jours, les taxis de Guadeloupe veulent "aller crescendo"

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Le conflit porte sur l'accès au port de croisière de Pointe-à-Pitre et sur la juste concurrence quant à la prise en charge des croisiéristes entre les VTC et les taxis. © REMY GABALDA / AFP
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Les taxis guadeloupéens menacent de bloquer l'aéroport et même la Route du Rhum dans le cadre d'un conflit qui les oppose aux véhicules de tourisme avec chauffeur.

Depuis deux jours les taxis bloquent les routes de l'île dans le cadre d'un conflit qui les oppose aux véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Une mobilisation qui pourrait "s'intensifier et aller crescendo", selon Jocelyn Bourgarel, président de l'intersyndicale des taxis, qui menace de bloquer l'aéroport et même la Route du Rhum.

Un conflit sur l'accès au port de croisière. Le conflit, qui porte sur l'accès au port de croisière de Pointe-à-Pitre et sur la juste concurrence quant à la prise en charge des croisiéristes entre les VTC et les taxis, a pris un nouveau tour en début de semaine, alors qu'un accord avait été trouvé le vendredi 5 octobre, après deux ans de discussions. Le point d'achoppement ? Deux documents aux informations contradictoires, selon le porte-parole des taxis, qui ont donc porté plainte pour faux et usage de faux à l'encontre du sous-préfet de la Guadeloupe.

"Nous étions d'accord pour l'arrangement présenté par la préfecture,[donnant un stationnement spécifique aux VTC dans l'enceinte du port], même s'il n'était pas dans la veine de ce que nous proposions", indique Jocelyn Bourgarel. "Mais, le second document valide notre propos [qui propose de ne pas donner un accès direct aux VTC à l'enceinte du port]. Il y a donc un faux."

La préfecture porte plainte pour diffamation. De son côté la préfecture, qui assure que les deux documents ne concernent pas le même sujet, a également porté plainte pour diffamation, et assure que le travail administratif continue. Aucune entrevue entre les deux parties n'a pour l'instant été possible, les taxis arguant la rupture de confiance, pendant que la préfecture avance que le trouble à l'ordre public ne peut pas être un moyen de pression, surtout quand il prive de la liberté de circuler.

La conséquence : des routes bloquées, des kilomètres de bouchons et l'agacement généralisé d'une population souvent excédée par le trafic déjà saturé sur l'île. Mais surtout la promesse d'une mobilisation renforcée, d'autres barrages et d'autres blocages, "quoi qu'il en coûte".