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Maximilien Carlier, édité par Clément Perruche , modifié à
Les pêcheurs français ont annoncé qu'ils allaient bloquer à partir de vendredi l'accès aux ports de Saint-Malo, Ouistreham et Calais ainsi qu'au tunnel sous la Manche dédié aux marchandises. Avec cette action "coup de poing", les pêcheurs comptent faire pression sur les Britanniques qui refusent toujours l'octroi de 150 licences.

La colère des pêcheurs monte d'un cran. Après le refus du Royaume-Uni d'accorder des licences de pêche à certains bateaux, les professionnels de la mer ont prévu de se mobiliser dès vendredi en Bretagne et dans les Hauts-de-France. Les pêcheurs vont bloquer les ports de Saint-Malo, de Ouistreham et de Calais ainsi que l'accès au tunnel sous la Manche pour les marchandises.

Une "action coup de poing"

"Il y aura beaucoup de pêcheurs. Des matelots, des patrons... Les gens sont très énervés", explique Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches maritimes dans les Hauts-de-France. "Cela fait quand même onze mois que ça dure. On espère qu'il n'y aura pas de débordements. Mais il faut quand même que ça bouge parce que depuis le 1er janvier, les Anglais ont accès au marché européen et nous, on n'a pas accès aux eaux [britanniques, NDLR] comme cela avait été signé dans l'accord. C'est une action coup de poing pour faire voir de quoi on est capable. S'il le faut, on ira plus loin et on visera d'autres choses, d'autres produits."

L'objectif de ce "coup de semonce" est de faire pression sur l’UE pour forcer les Britanniques à accorder les licences de pêche conformément aux accords du Brexit. 150 bateaux de pêche français attendent toujours le feu vert de Londres pour continuer de pêcher dans les eaux anglaises. "Le but est de demander à la Commission de prendre ses responsabilités et de faire respecter l’accord. Ensuite, il est de prévenir Boris Johnson et de lui dire 'Attention vos pêcheurs ont accès au marché européen, je ne vois pas pourquoi nos bateaux n’auraient pas accès aux eaux britanniques. Donc maintenant vous faites ce qu’il faut pour faire respecter l’accord'", expliquait il y a quelques jours au micro d'Europe 1 Olivier Leprêtre.