Michel Neyret a été condamné à 30 mois de prison ferme, mardi 1:34
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M.L avec Pierre de Cossette , modifié à
L'ancien numéro 2 de la PJ lyonnaise a réagi au micro d'Europe 1 après sa condamnation à 30 mois de prison ferme pour corruption, mardi.
INTERVIEW

"Maintenant, je pense que je vais pouvoir revivre une vie différente", a estimé Michel Neyret mardi, au micro d'Europe 1. Soulagé, l'ancien "superflic" a été condamné à deux ans et demi de prison ferme pour corruption par le tribunal correctionnel de Paris. Il a notamment été reconnu coupable d'avoir fourni des informations confidentielles à des membres du milieu lyonnais, présentés comme des "indics", en échange d'avantages et de cadeaux en liquide.

"Pas de retour à la case prison". L'ancien policier, dont les prises de parole ont été rares depuis que cette affaire a éclaté, s'est livré à la sortie de la salle d'audience : "C'est une parenthèse de cinq ans de ma vie qui se referme et qui se referme de la manière la moins dure possible puisqu'a priori, la peine prononcée à mon égard sera aménageable, donc elle n'impliquera pas un retour à la case prison." "C'est la fin d'une dure épreuve qui a marqué ma vie pendant cinq ans", a poursuivi l'ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise, assurant pouvoir "comprendre l'interprétation qui a été faite par l'autorité judiciaire".

Des méthodes "peut-être révolues". Si le président du tribunal correctionnel a reconnu le prestige de la carrière du policier, il a en effet jugé qu'il ne s'agissait pas d'une circonstance atténuante et que Michel Neyret avait "perdu tout sens de la limite légale". "J'aimerais que la police soit comme je l'ai fait pendant 35 ans, c'est à dire avec beaucoup d'énergie, beaucoup d'envie, beaucoup de passion", a réagi l'ancien "superflic". "Chacun adaptera ses méthodes, les miennes étaient peut-être révolues puisqu'on m'a condamné pour ça", a-t-il reconnu.