Menace de mort envers Brigitte Macron : le parquet de Reims fait appel de la relaxe d'un Ardennais

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La première dame s’est rendue à Reims le 20 mars pour donner le coup d'envoie d'un match de foot mixte.
La première dame s’est rendue à Reims le 20 mars pour donner le coup d'envoie d'un match de foot mixte. © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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L'accusé, un Ardennais de 23 ans, demandait dans un commentaire posté sur le site du quotidien régional "L'Union" que Brigitte Macron soit accueillie à Reims "avec des fusils".

Le parquet de Reims a fait appel mercredi de la relaxe prononcée en faveur d'un Ardennais de 23 ans poursuivi pour menace de mort sur internet envers Brigitte Macron, indique jeudi le procureur Matthieu Bourrette. Le jeune homme avait été relaxé le 19 mars par le tribunal correctionnel de Reims (Marne).

Lors de l'audience, Matthieu Bourrette avait requis à l'encontre de ce jeune homme sans antécédent judiciaire une peine "pédagogique" : l'inscription dans les six mois à un stage de citoyenneté. L'épouse du président de la République ne s'était pas portée partie civile.

Une mauvaise plaisanterie. C'est un "Lol" terminant son message posté sur le compte Facebook du quotidien L'Union qui aura sauvé le jeune homme, poursuivi pour "provocation non suivie d'effet au crime ou délit". Cela a visiblement convaincu les juges rémois qu'il s'agissait davantage d'une mauvaise plaisanterie que d'une réelle menace de mort. L'Ardennais y demandait à quelques amis d'accueillir avec des "fusils" l'épouse du président de la République pour sa venue à Reims le 20 mars, où elle devait symboliquement donner au stade Auguste-Delaune le coup d'envoi du premier match mixte organisé par le Variétés Club.

"Il n'y a pas matière à condamner", avait pour sa part plaidé Me Azedine Yahiaoui, assurant que le jeune homme avait écrit à Brigitte Macron pour lui dire "avoir mal agi" et s'en excuser.