Ardennes : un internaute poursuivi après un appel à la violence contre Brigitte Macron

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Le jeune homme, sans antécédent judiciaire, invitait à accueillir la Première dame "avec des fusils", lors d'une visite à Reims.
Le jeune homme, sans antécédent judiciaire, invitait à accueillir la Première dame "avec des fusils", lors d'une visite à Reims. © Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
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Dans un commentaire posté sur le site du quotidien régional "L'Union", il invitait à accueillir Brigitte Macron à Reims "avec des fusils". Âgé de 23 ans, il devra s'en expliquer devant la justice le 19 mars prochain.

Un Ardennais de 23 ans est poursuivi en justice pour avoir posté un appel à la violence à l'encontre de Brigitte Macron sur le site internet du quotidien régional L'Union, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Un commentaire en-dessous d'un article. Placé en garde à vue jeudi dans les locaux du SRPJ de Reims, cet habitant de Saint-Menges, près de Sedan, a reconnu et "regretté" son commentaire publié début février sous un article mis en ligne par le journal, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

Il encourt jusqu'à cinq ans de prison. Il comparaîtra le 19 mars devant le tribunal correctionnel de Reims pour "provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit d'atteinte à la personne" et risque jusqu'à cinq ans de prison ferme.

Appel à accueillir Brigitte Macron "avec des fusils". Le jeune homme, sans antécédent judiciaire, invitait à accueillir "avec des fusils" la Première dame qui donnera le 20 mars le coup d'envoi au stade Delaune de Reims du premier match mixte organisé par le Variétés Club de France au profit de l'association locale Femmes Relais 51. Saisi par une plainte de l'avocat du couple présidentiel, le parquet de Reims a lancé une poursuite sur la base de l'article 23 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui réprime l'incitation au crime ou au délit d'atteinte aux personnes.

Les "propos haineux de plus en plus fréquents". "Face aux propos haineux de plus en plus fréquents sur Internet, il s'agit de rappeler les limites de la liberté d'expression", a expliqué Matthieu Bourrette, précisant que ce procès avait une visée pédagogique.