Martinique émeutes 0:57
  • Copié
Florin Hossu (à Fort-de-France), édité par Solène Leroux
Après la Guadeloupe, la contestation s'étend à présent à la Martinique où neuf membres des forces de l'ordre ont été blessés cette nuit à Fort-de-France. Ils ont essuyé des dizaines de tirs à balles réelles dans le quartier de Sainte-Thérèse. Au micro d'Europe 1, Louisy Berthé, raconte une nuit qu'il ne risque pas d'oublier.
TÉMOIGNAGE

Fort-de-France a de nouveau été le théâtre de violences nocturnes cette nuit. Après un bref retour au calme, des policiers ont à nouveau essuyé des coups de feu la nuit dernière en Martinique. "J'étais [dans le quartier de] Sainte-Thérèse avec mes gars. On a essuyé plus de trente coups de feu, et je suis gentil en disant ça parce qu'on ne les a pas comptés tellement il y en a eu", témoigne Louisy Berthé au micro d'Europe 1.

 

Ce policier et représentant du syndicat Alliance était au cœur des affrontements. "C'était du gros calibre et ce n'est pas normal." Il estime qu'il y a "beaucoup de violence et que les policiers n'ont pas demandé ça". D'après lui, les forces de l'ordre subissent et il y a encore des blessés, 'il faut stopper ça".

"Il faut savoir lever un barrage"

Rappelant les raisons de ces violences, sur fond de contestation sociale liée à l'obligation vaccinale contre le Covid-19, Louisy Berthé appelle les manifestants à calmer le jeu. "Il faut savoir lever un barrage ! Je veux bien qu'on déclenche des grèves : ils sont syndicalistes, ils prennent leur responsabilité, mais il faut savoir aussi ne pas pénaliser la population", insiste-t-il. "Parce que ce n'est pas le préfet qu'on pénalise là, ni le président de la République : c'est le citoyen martiniquais qui est pénalisé", assène le représentant syndical.