Marche contre les violences faites aux femmes : "On attend des mesures fortes"

  • A
  • A
Françoise Brié 2000*1000
Françoise Brié dirige la fédération qui gère le 3919, la plateforme d'appels pour les femmes victimes de violences. © THOMAS SAMSON / AFP
Partagez sur :
Invitée de la matinale du week-end d'Europe 1 à quelques heures d'une nouvelle marche contre les violences sexistes et sexuelles, la directrice générale de la Fédération Nationale Solidarité Femmes affirme "cette situation intolérable concerne tout le monde, les hommes comme les femmes", alors que l'année 2019 compte d'ores et déjà plus de féminicides que 2018. 
INTERVIEW

"Il faut manifester parce que les violences à l'encontre des femmes sont très importantes en France". À deux jours de la fin du Grenelle contre les violences conjugales, des milliers de personnes sont attendues ce samedi à Paris, Lyon, mais aussi dans d'autres villes, lors d'une marche contre les violences sexistes et sexuelles. 

Cette marche "concerne tout le monde, les hommes comme les femmes"

Invitée de la matinale week-end à quelques heures du départ de la marche, Françoise Brié, directrice générale de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) dénonce une "situation intolérable qui concerne les hommes comme les femmes", et affirme que "tout le monde à une personne dans sa famille, ses porches, ou ses collègues de travail qui a été touché par les violences faites aux femmes, et en particulier les violences conjugales". D'où "l'importance de cette marche de montrer que toute la société se mobilise", lance-t-elle alors que l'on dénombre plus de 130 féminicides en 2019, soit plus que toute l'année 2018. 

D'après la présidente de la FNSF, "il y a beaucoup d'attentes de la part des femmes, des associations, mais aussi des collectifs de familles qui ont perdu une proche [...] et qui attendent des mesures fortes pour lundi", le dernier du grenelle. Et pour satisfaire ces attentes, en plus d'au moins un milliard d'euros par an, Françoise Brié, dont la fédération gère le 3919, la plateforme d'appels pour les femmes victimes de violences, il faut "des pôles spécialisés au niveau de la police, de la gendarmerie et de la justice". 

Europe 1
Par Ugo Pascolo