À Lyon, Quentin, 23 ans, a été grièvement blessé lors d’une agression près de Science Po Lyon. Selon le collectif Némésis, des militants de la Jeune Garde seraient en cause. L’affaire suscite de vives réactions politiques, une enquête est en cours.
Un homme de 23 ans, Quentin, se trouve dans un état "désespéré", selon son avocat, après une agression jeudi à Lyon par des militants d'extrême gauche issus de la Jeune Garde, selon le collectif identitaire Némésis.
Le jeune homme en assurait le service d’ordre aux abords de Science Po Lyon quand il a été violemment lynché. Toujours selon le collectif Némésis, l’un des agresseurs serait un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Ce drame a déclenché d'innombrables réactions politiques.
Il "faut considérer la Jeune Garde comme un groupe terroriste", selon Marine Le Pen
"La violence de l'extrême gauche" s’est déchaînée estime sur X l'ancien premier ministre Gabriel Attal.
"Elle gravite autour de LFI", ajoute Bruno Retailleau, ex-ministre de l'Intérieur à l'origine de la dissolution du collectif La Jeune Garde. Un mouvement qu'il "faut considérer comme un groupe terroriste" abonde Marine Le Pen.
Le candidat de son parti et de l’Union des Républicains aux municipales à Lyon, Alexandre Dupalais appelle même à la suspension immédiate de la campagne, au micro Europe 1 de Mayalène Tremolet : "Il faut que l'État se réveille, agisse avec fermeté, mette ces gens-là hors d'état de nuire. Et c'est qu'une fois que cela sera fait, qu'on pourra envisager de reprendre une campagne électorale normale. Je ne peux pas, moi, affronter électoralement des gens qui sont des personnes violentes et qui ont recours au terrorisme politique".
A gauche, le patron des députés socialistes Boris Vallaud dénonce "des violences inacceptables". "Gravissime", juge François Ruffin. "Le service d'ordre de la France insoumise n’a jamais recours à la violence" s’est empressé de déclarer Rima Hassan.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l’agression.