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Explosifs, cocktails Molotov… Huit jeunes proches de l’ultragauche mis en examen, soupçonnés de préparer un attentat

Les étudiants souhaitaient se rendre à un rassemblement en Italie fin juillet : une manifestation contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin. [Michele Spatari / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Huit jeunes âgés de 17 à 28 ans, proches de l’ultragauche, ont été mis en examen après leur interpellation fin juillet. Ils sont soupçonnés d’avoir préparé des actions violentes contre les forces de l’ordre lors d’une manifestation en Italie contre le projet de ligne Lyon-Turin.

Un projet d’attentat a-t-il été déjoué ? C’est la question que se posent les services de police. Huit jeunes âgés de 17 à 28 ans viennent d’être mis en examen après avoir été interpellés fin juillet. Tous proches de la mouvance d’ultragauche, ils sont suspectés d’avoir voulu commettre une action terroriste lors d’un rassemblement contestataire contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Tout est parti d’un signalement anonyme. Des étudiants, proches de la mouvance d’ultragauche et connus de la police pour leur militantisme radical, sont repérés dans un tunnel parisien situé sur une voie ferrée aujourd’hui inactive.

Un bidon d’essence vide et des feux d’artifice retrouvés

À l’abri des regards, ils se rendent sur place par petits groupes pendant plusieurs soirs et s’entraînent à manier des explosifs ainsi que des cocktails Molotov. Tous sont donc identifiés par les policiers et mis sur écoute.

En scrutant les conversations téléphoniques, les fonctionnaires apprennent que les étudiants souhaitent se rendre à un rassemblement en Italie fin juillet : une manifestation contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Les enquêteurs les soupçonnent de préparer plusieurs actions violentes contre les forces de l’ordre à cette occasion et décident donc de les interpeller. Lors des perquisitions, un bidon d’essence vide, des feux d’artifice et des tracts syndicaux sont retrouvés.

Présentés à la justice, les huit suspects viennent d’être mis en examen pour association de malfaiteurs et laissés libres sous contrôle judiciaire.