Quatre mois après l'incendie de Lubrizol : "Mon sentiment, c'est que tout n'est pas dit"

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Maires et associations ont pu visiter le site de Lubrizol, quatre mois après l'accident. 1:35
Maires et associations ont pu visiter le site de Lubrizol, quatre mois après l'accident. © Lou BENOIST / AFP
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Un violent incendie avait ravagé l'usine Lubrizol, près de Rouen en septembre. Des associations, une quarantaine d'élus et des membres de l’Agence régionale de santé Normandie ont visité le site pour la première fois depuis l'accident, vendredi. Un collectif de citoyens a de son côté préféré bouder l'invitation.
REPORTAGE

"Ça avance !" La maire de la commune de Canteleu, Mélanie Boulanger, paraît soulagée,  son dossier sous le bras. Édile d’une commune voisine de Rouen, elle était pourtant perplexe à la suite de la réouverture partielle de l’usine de Lubrizol. Mais quatre mois après l'incendie qui a ravagé le site, un certain nombre de réponses "ont été apportées", estime-t-elle. Au côté d'une quarantaine d'élus, de représentants d'associations et de membres de l'Agence régionale de santé Normandie, elle a visité le site, vendredi. 

Élus et associatifs ont visité les deux unités de mélange qui ont redémarré, ainsi que les salles de contrôle. Ils ont pu constater les travaux déjà réalisés, comme la construction de bacs de rétention pour éviter les fuites de produits.

"Il serait malhonnête de dire que l'on attend encore autre chose", déclare Claude Barbet, de France Nature Environnement qui salue les efforts faits. "Il faut bien qu’ils recommencent à travailler si l'on veut qu’ils paient tout ce qu’on leur demande. Je ne sais pas d’où certains pensent que l’on peut sortir tant de millions."

"C'est extrêmement gênant"

Un sentiment loin d’être partagé par d’autres visiteurs. "Mon sentiment, c’est que tout n’est pas dit", commente Françoise Lesconnec, adjointe au maire de Rouen, pour qui trop de questions restent en suspens. Elle évoque les possibles intrusions ou attaques de drones. "La préfecture ne nous répond pas, nous ne pouvons pas avoir des réponses à toutes les questions que nous posons. C’est extrêmement gênant."

Mi-janvier, une association a déposé une requête en suspension contre la reprise partielle de l'activité au sein de l'usine. 

Europe 1
Par Hélène Terzian, édité par Antoine Cuny-Le Callet