Lille : environ 400 agents des impôts manifestent contre la réforme territoriale

  • A
  • A
L'intersyndicale n'exclut pas un appel à la grève en septembre.
L'intersyndicale n'exclut pas un appel à la grève en septembre. © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Partagez sur :
Quelque 400 agents des impôts ont protesté dans le calme lundi contre le projet de "déconcentration de proximité", dont la version finale doit encore être élaborée.

Près de 400 agents des impôts ont investi lundi le hall de la direction régionale des finances publiques à Lille pour protester contre le projet de réorganisation territoriale présenté par le gouvernement, a constaté l'AFP.

18.000 à 30.000 suppressions de postes redoutées

Cette manifestation, qui s'est déroulée dans le calme, faisait suite à la présentation, début juin par le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, d'une esquisse du projet de "déconcentration de proximité" prévoyant un nouveau maillage territorial sur la période 2019-2022. Pour l'intersyndicale, ce plan - dont la version finale doit encore être élaborée - prévoirait la fusion de certains services d'impôts aux entreprises et aux particuliers au sein de "points de contacts" de proximité et entraînerait la suppression de 75% des trésoreries.

Laurent Perin, secrétaire départemental CGT, redoute entre 18.000 et 30.000 suppressions de postes au niveau national. Les agents mobilisés ont dénoncé une atteinte à leurs missions de service public et un défaut d'information concernant le calendrier de la réforme. Interpellé par les salariés présents, le directeur régional des finances publiques Laurent De Jekhowsky a répondu à leurs questions pendant près d'une demi-heure. Il a précisé que l'arbitrage budgétaire aurait lieu durant l'été et qu'une concertation d'une durée de quatre mois, réunissant direction, agents des impôts et élus locaux serait organisée prochainement, sans préciser le calendrier.

Ces réponses ne semblent pas convaincre l'intersyndicale qui demande la suspension immédiate de la réforme, appelle à de nouvelles actions durant les vacances estivales et n'exclut pas un appel à la grève en septembre.