Alors que le mouvement de grève des sapeurs-pompiers se poursuit, Xavier Boy met en avant les conséquences des conditions d'exercice du métier sur la santé et l'organisation du travail. Le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels estime que les agents font face à une charge de travail de plus en plus difficile à soutenir.
La question du temps de travail des pompiers s'est invité au cœur des revendications des soldats du feu mobilisés ce mardi. Xavier Boy, le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels affirme dans Europe 1 Bonjour ce mercredi matin que "les pompiers travaillent 600 heures gratuitement par an". Un chiffre qu'il avance pour illustrer, selon lui, le décalage entre les obligations opérationnelles des agents et la reconnaissance dont ils bénéficient.
Le responsable syndical explique que la mobilisation actuelle ne porte pas uniquement sur les effectifs ou les moyens matériels, mais également sur les conditions dans lesquelles les pompiers exercent leurs missions. Selon lui, les difficultés rencontrées sur le terrain s'accumulent depuis plusieurs années et alimentent le malaise exprimé par la profession.
Maladies professionnels
Au-delà du temps de travail, Xavier Boy a également évoqué au micro d'Alexandre Le Mer les enjeux liés à la santé des sapeurs-pompiers. Il a notamment mis en avant leur exposition à des particules potentiellement cancérogènes lors des interventions. Le président de la fédération estime que ces risques doivent être davantage pris en compte par les pouvoirs publics et plaide pour une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles touchant les personnels.
Ces questions s'inscrivent parmi les revendications défendues par les organisations représentatives des pompiers dans le cadre du mouvement social engagé. Pour Xavier Boy, l'amélioration des conditions de travail et la prise en compte des risques sanitaires constituent des éléments essentiels pour garantir l'attractivité du métier et le bon fonctionnement du service de secours.