Des rassemblements ont été organisés ce lundi devant les casernes de pompiers partout en France, au lendemain de l'attaque par balle d'une équipe en intervention aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. Si l'état de santé du pompier grièvement blessé s'améliore, ses collègues restent sous le choc.
"On ne tire pas sur ceux qui sauvent" : c'est le message adressé ce lundi 2 novembre par les syndicats de pompiers, qui ont appelé à des rassemblements devant les casernes de toute la France à la mi-journée. Une mobilisation en solidarité avec leurs collègues pris pour cible dimanche lors d'une intervention sur un incendie de véhicules aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône.
L'adjudant-chef Guillaume, grièvement blessé par balle lors de cette intervention, reste hospitalisé. Son état de santé s'est toutefois amélioré ces dernières heures, selon le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion.
"Les dernières nouvelles sont plutôt rassurantes"
"Son état est grave, sérieux, mais les dernières nouvelles sont plutôt rassurantes", indique-t-il au micro d'Europe 1, tout en appelant à la prudence. "Je ne veux surtout pas tirer de conclusions trop rapides. Il faut rester prudent et il restera naturellement en observation pendant plusieurs jours du fait de la gravité de ses blessures", poursuit Julien Marion.
Dans les casernes, les pompiers restent suspendus aux nouvelles de leur collègue. L'attaque a profondément marqué les membres de son équipe, qui ont essuyé des tirs alors qu'ils intervenaient pour éteindre un incendie. Ce lundi après-midi, la police scientifique a procédé à des relevés sur l'imposant camion d'incendie de l'équipe prise pour cible.
"J'ai vu des pompiers meurtris, j'ai vu des pompiers pleurer"
Richard Mallié, président du conseil d'administration du Service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (SDIS 13), témoigne de l'émotion qui règne parmi les soldats du feu. "J'ai vu des pompiers meurtris, j'ai vu des pompiers pleurer. Quand on arrive pour intervenir sur un feu, que leur chef d'agrès se fait tirer dessus et que ça continue à tirer, on peut se poser des questions", déplore-t-il.
Il rappelle également que derrière le pompier blessé se trouve une famille profondément touchée par cette attaque. "Guillaume, il n'est pas rentré chez lui hier soir", souligne Richard Mallié, évoquant son épouse et ses deux enfants. Toujours sous le choc, les pompiers attendent désormais une réponse judiciaire exemplaire.