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Pompier blessé par balle près de Marseille : «On est tous sous le choc, on ne comprend plus», confient ses collègues

Deux jours après qu'un pompier a été grièvement blessé par balle lors d'une intervention aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, l'émotion reste vive parmi ses collègues. [@AFP]

Deux jours après qu'un pompier a été grièvement blessé par balle lors d'une intervention aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, l'émotion reste vive parmi ses collègues. Si l'état de santé de la victime s'est stabilisé, les soldats du feu dénoncent des violences de plus en plus préoccupantes. 

L'émotion est toujours aussi forte chez les pompiers des Bouches-du-Rhône. Deux jours après qu'un adjudant-chef, père de deux enfants, a été grièvement blessé par balle lors d'une intervention sur un incendie de véhicules aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, ses collègues restent sous le choc. Toujours hospitalisé, le sapeur-pompier a vu son état de santé se stabiliser ces dernières heures. 

Dans les couloirs du centre départemental d'incendie et de secours, les mines sont graves et l'inquiétude palpable. Tous restent suspendus aux dernières nouvelles de leur collègue, à l'image de Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile. "Son état de santé, après avoir inspiré dans un premier temps une grande inquiétude, est plutôt en train de s'améliorer. Les dernières nouvelles que nous avons eues sont plutôt rassurantes, même s'il convient de rester naturellement très prudent", explique-t-il au micro d'Europe 1. 

"On intervient dans un contexte de plus en plus délicat"

Au-delà de l'inquiétude, c'est l'incompréhension qui domine parmi les soldats du feu. Jean-Luc Beccari, directeur du Service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (SDIS 13), a déposé plainte au nom des sapeurs-pompiers. "Je crois que des caps ont déjà été franchis à de nombreuses reprises. On intervient dans un contexte de plus en plus délicat. On est tous sous le choc. On ne comprend pas, on ne comprend plus", témoigne le contrôleur général. 

Car les pompiers ne cessent d'alerter sur les violences auxquelles ils sont confrontés lors de leurs interventions. Et cette attaque par arme à feu n'est malheureusement pas une première, déplore Julien Marion, qui fait également part de sa colère. 

"Rien ne pourra jamais justifier que l'on s'en prenne à des sapeurs-pompiers qui font leur métier. Il y a une forme d'incompréhension, de sidération et aussi un peu de colère face à la gravité de ce qui s'est passé", insiste le directeur général de la Sécurité civile. Toujours profondément marqués par cette attaque, les pompiers espèrent désormais une sanction pénale exemplaire à l'encontre de son auteur.