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Les appels frauduleux ont plus que doublé en 2025 : comment éviter les pièges ?

[Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

En deux ans, les signalements pour des appels abusifs ont été multipliés par onze, ce lundi 16 février le bilan annuel de l’ARCEP est sorti qui indique une hausse impressionnante des appels frauduleux. Des solutions existent pour se prémunir contre ce fléau et éviter les pièges

En France, 6 personnes sur 10 ne décrochent pas lorsqu’elles reçoivent un appel inconnu et pour cause, les tentatives de fraude téléphonique sont désormais quotidiennes pour des millions de Français. Il devient de plus en difficile de distinguer appel et démarchage. L’autorité de régulation des télécoms (ARCEP) a dévoilé son bilan annuel ce lundi concernant sa plateforme 'J’alerte l’Arcep' et le résultat est sans appel : le nombre de tentatives de fraude est exponentielle.

Les types de fraude sont variées. Les attaques par usurpation d’identité, aussi appelées "spoofing" sont en vogue actuellement. Elles permettent à un démarcheur d'utiliser frauduleusement un numéro de téléphone existant pour se faire passer pour un autre utilisateur. Cela incite alors la personne appelée à décrocher et à faire confiance à son interlocuteur téléphonique, souvent un escroc. Le nombre de plaintes de la part d’utilisateurs qui soupçonnent une usurpation du numéro de téléphone est particulièrement élevé, et atteint plus de 19 000 signalements en 2025, soit une hausse de 123% par rapport à 2024.

Des mesures prises par l’ARCEP

Dans la plupart des cas, les opérateurs disposent de moyens pour vérifier l'authenticité des numéros de téléphone utilisés. C’est pourquoi depuis 2024, les opérateurs ont l'obligation de s’assurer que les numéros qui appellent sont authentifiés et en cas de doute sur leur identité, les numéros doivent être placés en "appel masqué". 

Pour autant, cela ne suffit pas à interrompre ce phénomène, c’est pourquoi l'Arcep a ouvert en janvier une enquête administrative concernant les opérateurs français, pour identifier pourquoi ils ne parviennent pas à enrayer le phénomène. 

Comment éviter les pièges et arnaques ?

Légalement, des mesures ont été prises. L’article 13 de la loi du 30 juin 2025 qui entrera en vigueur en août 2026, demande le consentement explicite des consommateurs pour le démarchage téléphonique. S’il n’y a pas consentement, le démarcheur est dans l’illégalité, avec une sanction pouvant aller jusqu’à 500.000 euros d’amende. Mais attention à cette notion de consentement car parfois, en signant un contrat ou en prenant un compte de fidélité, il est possible de signer, sans s'en apercevoir, une autorisation pour du démarchage qui devient alors légal. 

D’un point de vue pratique, il est recommandé de ne pas répondre à des messages suspects même si des informations privées sont évoquées dans le message. De plus, il ne faut pas croire à un appel de sa banque car celle-ci n’appelle pas et n’envoie pas non plus de SMS. En cas de doute, il est recommandé de se rendre sur son application bancaire pour vérifier si votre banque a bel et bien tenté de vous joindre.