Le coup de fil qui lui a appris la grande nouvelle, celle d'être étoilé, Matthieu Girardon s'en souvient comme si c'était hier : "C'est un très joli souvenir. J'ai reçu un appel téléphonique un matin, vers 10h30, d'un inconnu qui m'a dit que j'étais invité à la cérémonie. Du coup, j'ai compris. J'ai eu plein de frissons, j'étais vraiment content", confie-t-il à Europe 1.
Dans son restaurant "Le Burgundy", qu'il a ouvert il y a quatre ans, le chef de 35 ans laisse libre cours à sa créativité : "On a une petite tartelette printanière, avec les petites herbes sauvages. Et, à côté, on a un petit galet super chaud, une pierre volcanique qu'on fait chauffer et sur laquelle on dépose une petite langoustine un peu salée, avec une petite sauce cocktail comme on aime avoir sur un plateau d'écailler".
"C'est 30% de clientèle et 30% de chiffre d'affaires en plus"
Une créativité récompensée donc, il y a un an, par cette première étoile. Une distinction qui a eu un impact économique certain sur son restaurant : "C'est 30% de clientèle et 30% de chiffre d'affaires en plus. Avant, le midi, on avait moins de monde. Maintenant, on est complet tous les jours. Donc c'est un surcroît de notoriété et aussi une récompense pour le travail qu'on fait chaque jour".
Matthieu Girardon a pris cette étoile comme un véritable encouragement : "Ça nous pousse aussi à toujours évoluer, innover. On va chercher des petits détails qui nous font 'kiffer'... et puis ça libère aussi de certains complexes qu'on pouvait avoir jusque-là !".
Il a également augmenté ses prix de 10%. Par exemple, le menu du midi s'affiche désormais à 55 euros, essentiellement pour faire face aux nouvelles embauches en cuisine, indispensable pour maintenir la qualité "étoilé au Guide Michelin".