Le mari de Magali Blandin a "froidement élaboré l'assassinat", selon l'avocat de la famille

  • A
  • A
La mari de Magali Blandin a avoué l'avoir tuée à coups de batte de baseball, sur fond de "complot criminel". 1:25
La mari de Magali Blandin a avoué l'avoir tuée à coups de batte de baseball, sur fond de "complot criminel". © DAMIEN MEYER / AFP
Partagez sur :
Jérôme Gaillard, mari de Magali Blandin, a "froidement élaboré la disparition et l’assassinat de sa femme", a déclaré mardi l'avocat de la famille de cette mère de quatre enfants dont le corps a été retrouvé samedi. Selon le parquet, un "complot criminel" visant à l'éliminer s'est amorcé dès novembre 2020.

Le corps de Magali Blandin a été retrouvé samedi matin, plus d'un mois après sa disparition. Son mari venait d'avouer l'avoir tuée à coups de batte de baseball, sur fond de "complot criminel". "Mes clients ont émis, dès le départ de l’enquête et la disparition de leur fille et sœur, l’hypothèse de l’intervention d’un tiers et singulièrement celle de Jérôme Gaillard", a rappelé l'avocat de la famille, me William Pineau, au micro d'Europe 1. 

Selon le parquet, un "complot criminel" visant à éliminer la mère de famille s'est amorcé dès novembre 2020 entre le mari et des relations géorgiennes, à qui il a versé 20.000 euros pour exécuter son épouse. Le mari a "longuement et méticuleusement organisé l'exécution de sa femme", a déclaré l'avocat.

"Un meurtrier qui a froidement élaboré la disparition de sa femme"

En septembre 2020, Magali Blandin avait déposé plainte pour violences conjugales. Celle-ci avait été classée sans suite. Mais pour William Pinneau, il serait "trop simple de réduire le sujet à cela". "Ce serait faire beaucoup de grâce à Jérôme Gaillard de laisser entendre qu’il serait un homme violent sous les coups duquel la femme serait tombée après une énième séance de violences. Ce n’est pas un homme violent et colérique, ce qui serait déjà terrible et insupportable, c’est un meurtrier qui a froidement élaboré la disparition et l’assassinat de sa femme. Ce n’est pas tout à fait la même chose", souligne-t-il. 

L'avocat a par ailleurs rappelé que le parquet de Rennes n'était "pas suspect de mollesse" en matière de politique pénale relative aux violences conjugales. "Ce n’est pas à moi de dire si le classement de cette plainte était une erreur. Mes clients n’ont pas de commentaires par rapport à cela, considérant que ce n’est pas tout à fait le problème de ce dossier."

Europe 1
Par Charles Guyard avec AFP, édité par Laetitia Drevet