Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

L'aciérie Novasco de nouveau en redressement judiciaire, plusieurs centaines d'emplois menacés

L'aciérie Novasco de nouveau en redressement judiciaire, plusieurs centaines d'emplois menacés
Pour la quatrième fois en onze ans, Novasco est en redressement judiciaire. Le sort de l'aciériste doit se jouer devant le tribunal de Strasbourg ces prochains jours. Ses salariés craignent, eux, une conséquente suppression d'emplois, voire une liquidation judiciaire.

Le sort de Novasco et de ses 760 salariés suspendu à la décision du tribunal de Strasbourg. L’aciériste est en redressement judiciaire pour la quatrième fois en à peine plus de dix ans.

Deux potentiels repreneurs présentent depuis ce mercredi matin leur offre, que la justice va estimer pour déterminer quelle est la plus solide. Dans le pire des cas, elle pourrait tout simplement prononcer la liquidation judiciaire de ce fleuron de l’acier en France. 

Des salariés déjà résignés

A l’arrêt depuis cet été, les salariés de Novasco sont, eux, déjà résignés. Quelle que soit l’issue de cette audience devant le tribunal judiciaire de Strasbourg, de très nombreux emplois risquent d’être supprimés. 

"On s’attend à une liquidation ou dans le meilleur des cas à une reprise partielle. Dans tous les cas, ce sera une mauvaise nouvelle, une catastrophe pour nous. C’est la fin du site", regrette Jérôme, mécanicien depuis une vingtaine d’années sur le principal site de Novasco, celui d’Hagondange en Moselle, qui emploie 450 personnes.

Deux offres de reprise sont sur la table. La première reprendrait les quatre usines de Novasco en France mais ne sauverait que 75 emplois sur 450 à Hagondange. La deuxième ne reprendrait qu’un des quatre sites, dans le Nord, et c'est la plus probable. Aucune bonne solution donc pour Nicolas, opérateur affinage sur le site d’Hagondange.

"La seule issue, ce serait une nationalisation temporaire [du site, NDLR] parce qu’il y a un intérêt stratégique à garder l’aciérie en fonctionnement. On peut fournir non seulement l’automobile mais aussi l’armement, le nucléaire, l’éolien. Je ne comprends pas qu’on se prive de cet outil-là", avance ce dernier.

L’audience est toujours en cours et la décision du tribunal devrait être connue lundi prochain.