Jean-Paul Delevoye épinglé pour un "oubli" dans sa déclaration d'intérêts

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Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites
Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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D'après "Le Parisien", il manque à la déclaration de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites, sa fonction d'administrateur bénévole de l'Institut de formation de la profession de l'assurance (Ifpass), qu'il occupe depuis 2016, relève le journal. 

En plein conflit sur la réforme des retraites, la révélation par "Le Parisien" que le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye n'a pas déclaré auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sa fonction d'administrateur d'un institut de formation dans les assurances suscitait lundi nombre de réactions politiques. Il manque à sa déclaration sa fonction d'administrateur de l'Institut de formation de la profession de l'assurance (Ifpass) qu'il occupe depuis 2016, relève le journal. 

"Une omission par oubli"

Une "erreur" et "une omission par oubli", a réagi Jean-Paul Delevoye auprès du quotidien. Il dit "n'y (avoir) pas pensé une seconde", en reconnaissant que "ce n'est pas responsable". En plein conflit social sur la réforme des retraites, l'information a suscité immédiatement des réactions dans les rangs de la gauche et de la droite. "Pur hasard", a ironisé le porte-parole du PCF Ian Brossat sur Twitter: "Rien à voir avec le fait qu'il saccage les retraites par répartition. Et hasard aussi si le gouvernement a accordé une fiscalité super avantageuse pour ceux qui placent leur argent dans des fonds de pension en avril dernier."

"Le vrai visage de la réforme"

A travers son haut-commissaire "on voit le vrai visage de cette réforme des retraites", où "tout est fait pour pousser les futurs retraités vers des fonds d'assurance", a dénoncé le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur Public Sénat. "Le monde de l'assurance, lui, n'a pas oublié de déclarer ses liens avec la réforme des retraites que prépare" Jean-Paul Delevoye, a abondé le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens.

A droite, la députée Les Républicains Valérie Boyer a jugé que "la macronie a quelque chose de désespérant dans sa constance à donner des leçons de morale et se croire au-dessus des règles". La porte-parole de LREM Aurore Bergé a reconnu sur BFMTV que l'oubli de Jean-Paul Delevoye est "maladroit" car "la confiance nécessite énormément de transparence", mais ajouté qu'il allait démissionner de cette fonction d'administrateur, ce qui "clarifiera les choses".

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP