Inondations dans l'Aude : rappel à la loi pour s'être servi dans un camion

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Cinq personnes avaient été arrêtées dans la nuit de mardi à mercredi en train de "piller un camion de denrées alimentaires". (Photo d'illustration)
Cinq personnes avaient été arrêtées dans la nuit de mardi à mercredi en train de "piller un camion de denrées alimentaires". (Photo d'illustration) © ERIC CABANIS / AFP
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Les cinq personnes arrêtées dans l'Aude pour vol dans un camion sinistré par les inondations ont simplement écopé d'un rappel à la loi.

Cinq personnes ayant pris de la nourriture dans un camion qui s'était renversé lors des inondations meurtrières ayant frappé l'Aude ont reçu un "rappel à la loi" de la part de la justice mais ne seront pas poursuivies, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

"Des gens en état de grande précarité". Ces personnes avaient dans un premier temps été présentées par la préfecture comme des "pilleurs d'opportunité" arrêtés en train de "piller un camion de denrées alimentaires laissé sans surveillance entre les communes de Barbaira et Trèbes", une zone fortement touchée par les inondations. "Il ne s'agit pas de pillage proprement dit", a précisé cette source judiciaire. "Le camion a été renversé par les flots et la marchandise n'était plus utilisable. Quelques habitants vivant à proximité ont subtilisé quelques denrées. Ce sont des gens en état de grande précarité", selon cette même source.

Pas de poursuites. "Ils ont tout restitué quand les gendarmes les ont arrêtés. Il y a eu un rappel à la loi mais pas de poursuite car la marchandise n'était pas utilisable, les faits n'ont pas été organisés et les auteurs vivent dans une grande précarité", a souligné la source judiciaire. 

Selon le dernier bilan de la préfecture de l'Aude, les inondations ont fait 14 morts et 74 blessés. Le préfet Alain Thirion avait indiqué mardi qu'il y avait eu peu de vols, à la faveur des inondations, car des militaires et gendarmes avaient été déployés dès la nuit de lundi à mardi dans les cinq communes les plus exposées. "Il a pu y avoir, avant, quelques exactions commises dans la journée, notamment au moment des interventions des sapeurs-pompiers", avait précisé le préfet.