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Stéphane Place // Crédits photo :
Depuis plusieurs semaines, des caravanes se sont installées sur le campus de l'université Bordeaux-Montaigne, à côté du restaurant universitaire et des salles de cours. En attendant une évacuation, un syndicat étudiant proche des Républicains a lancé une pétition pour demander la prise en compte du problème et des mesures supplémentaires pour éviter de nouvelles installations.

Des dizaines de caravanes, des fourgons, du linge qui sèche au pied des bâtiments de l'université Bordeaux Montaigne… Ce campement de gens du voyage s'est installé au début du mois et la cohabitation n'est pas simple, selon certains étudiants. Depuis des années, le campus universitaire bordelais voit arriver sans prévenir des caravanes au beau milieu de la fac. Un syndicat étudiant, se revendiquant de droite, a lancé une pétition pour éviter à l’avenir de nouvelles installations, en attendant une intervention des forces de l’ordre et une évacuation qui est du ressort de la préfecture de la Gironde.

Des étudiants inquiets

Certains étudiants se plaignent de tensions verbales et d'incidents, sans compter les dégâts matériels à la charge de l’université. "On ne peut pas passer au milieu sans qu'il y ait des chiens qui aboient, qui protègent leur caravane. On peut se prendre deux, trois réflexions, c'est déjà arrivé", raconte cette étudiante.

Pour cette autre jeune femme, ce campement n'a "rien à faire au milieu d'une fac". "Il y a plein de places qui sont prises par eux alors que nous on a du mal à se garer. Ils font du quad tout ça, ça fait quand même peur", relate-t-elle. 

Réparations coûteuses pour l'université

Ces occupations sont récurrentes sur le campus bordelais : à chaque fois l'université engage des procédures d'expulsion et doit assumer financièrement le coût des réparations. "On a des installations électriques qui peuvent être dégradées ou des installations d'eau qui se branchent un peu là où ils trouvent une brèche. Parfois, c'est à l'université, parfois c'est au Crous, parfois sur le réseau du tram", explique Kevin d'Agneaux, directeur de cabinet du président de Bordeaux Montaigne. 

Des réparations et travaux de sécurisation d'ores et déjà programmés pour empêcher de nouvelles occupations. Une facture qui se chiffre, selon l'université, en centaines de milliers d'euros. De son côté, la préfecture de la Gironde confirme avoir été saisie d’une demande d'intervention.