Haute-Savoie : première mobilisation des routiers contre la hausse des carburants

, modifié à
  • A
  • A
Partagez sur :
Une quarantaine de camions ont mené lundi une opération escargot en Haute-Savoie, pour protester contre la hausse du prix du carburant, avant une prochaine mobilisation. 

La hausse du prix du carburant a donné lieu lundi en Haute-Savoie à une première opération escargot menée par des routiers, qui ont promis une prochaine action plus radicale. Partis de Thonon-les-Bains, puis d'Annemasse, une quarantaine de camions, venant d'entreprises de transport et du BTP, ont pris la route le matin à vitesse réduite jusqu'à Annecy, où ils se sont rassemblés. 

Une réunion avec la préfecture sans effet. Une délégation de manifestants a ensuite été reçue à la préfecture par la directrice de cabinet du préfet. "Le rendez-vous à la préfecture ne nous a pas convaincus", a déclaré Anthony Andolina, gérant de la société Transport du Léman, à l'origine du mouvement.

D'autres mobilisations à venir. Une suite va donc être décidée "avant la fin de la semaine" et pourrait prendre la forme d'un "blocage", plus radical que l'opération escargot, selon le transporteur. Cette nouvelle journée d'action, dont la date n'a pas été précisée, n'aura pas lieu le 17 novembre, date à laquelle est annoncé un blocage des routes, selon différents appels lancés sur les réseaux sociaux par des automobilistes.

 

La pétition lancée par l'automobiliste francilienne Priscilla Ludosky a dépassé lundi la barre des 500.000 signatures. Des appels au blocage des routes et autoroutes se multipliaient aussi lundi, des dizaines d'événements et groupes ont été créés sur les réseaux sociaux afin d'organiser les rassemblements. En guise de soutien aux manifestations, certains automobilistes ont appelé les citoyens à mettre en évidence leur gilet jaune sur le tableau de bord de leur véhicule jusqu'au jour de la mobilisation générale. Mais sur Twitter, une contre-offensive sous le signe de ralliement #Sansmoile17 s'est également organisée en réponse aux appels au blocage du 17 novembre.