Guerini (LREM) oppose "gilets jaunes des ronds-points" et "du samedi"

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"Je n'ai jamais confondu", a expliqué Stanislas Guerini sur TF1.
"Je n'ai jamais confondu", a expliqué Stanislas Guerini sur TF1. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le délégué général de La République en Marche a tenu samedi à distinguer "les gilets jaunes des ronds-points" et "les gilets jaunes du samedi", qui manifestent pour la 24ème fois.

Stanislas Guerini distingue entre "les gilets jaunes des ronds-points", auxquels il estime que l'exécutif a répondu, et ceux qui continuent de manifester tous les samedis et qu'il désapprouve, a expliqué samedi le responsable du parti présidentiel LREM.

"Le rôle du président de la République, c'est de présider à la destinée de 67 millions de Français, pas de gouverner pour 30.000 personnes qui ont décidé chaque samedi de continuer à être dans la rue", a plaidé sur TF1 le délégué général de La République en Marche. Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron en réponse à la crise sociale, les "gilets jaunes" tentaient samedi de se remobiliser à travers le pays pour protester cette fois contre le "blabla" présidentiel.

"Je n'ai jamais confondu"

"Je n'ai jamais confondu", a expliqué Stanislas Guerini : "Il y a les gilets jaunes des ronds-points, ceux qui ont eu des revendications sociales, et ceux-là, on va tout faire pour ne pas les laisser tomber, pour apporter des solutions, faire en sorte que le travail paie plus, baisser les impôts. C'est ce qu'ils ont demandé. Et puis il y a les gilets jaunes du samedi, et ceux-là les Français n'en peuvent plus, et pour eux la seule réponse, c'est l'ordre républicain."

À Strasbourg, qui se voulait l'épicentre des manifestations samedi, des manifestants brandissaient une banderole "Hollande + Bayrou = Macron" ou une caricature de "Macron Picsou", au surlendemain d'une conférence de presse lors de laquelle le président de la République a promis de déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", de baisser l'impôt sur le revenu, de supprimer l'ENA ou bien encore de réindexer sur l'inflation les pensions de retraites de moins de 2.000 euros.